Accueil > SCIENCES HUMAINES > SES > Voyage de découverte : compte rendu de la conférence du directeur du (...)

Voyage de découverte : compte rendu de la conférence du directeur du CIS

mercredi 11 juin 2014 par Frédéric DESMEDT

Intervention du directeur du centre international de séjour.

Compte Rendu de Teddy Lachaume-Richmond, Alexia Rubillon, Alexandre Fert et Marin Loyer-chapuis , élèves de 1 Es 2.

Pendant le séjour aux sports d’hiver, nous avons assisté à la conférence de M. Delcellier, directeur du Centre International de Séjour(CIS), où nous avons séjourné.

Il nous a parlé des 3 aspects de la gestion d’un centre tel que le CIS : Environnemental, Social et Patrimonial.

Il nous a d’abord parlé des problèmes écologiques ainsi que des solutions qui avaient été trouvées pour réduire les impacts négatifs du centre sur l’environnement.

La montagne est fortement marqué par le réchauffement climatique . Ainsi Mr Delcellier nous explique qu’une montagne locale, « La dent parraché », étaient recouverte toute l’année d’un mètre de neige il y a 80 ans et ce n’est plus le cas aujourd’hui. On remarque donc une raréfaction de la neige aujourd’hui.

Le directeur doit donc prendre en compte ces phénomènes dans la gestion de son centre. La neige étant la principale ressource économique du centre mais aussi des villages alentours.

Un des principaux problèmes auquel le directeur doit faire face est la consommation d’eau.

En effet, l’eau est coûteuse et les gâchis sont un problème écologique majeur, surtout en hébergement collectif. Une solution aurait été d’aménager des cuves pour récupérer l’eau des intempéries qui coule le long de la montagne. Mais cette solution est trop coûteuse car elle nécessite de gros travaux. Des solutions plus simples et pédagogiques ont donc été adoptées : ainsi la consommation d’eau pour la plonge après chaque repas étant très importante (2m cube d’eau pour le petit déjeuné), un système d’auto-évaluation des plongeurs a été mis en place pour qu’ils adaptent leurs techniques au plus économique. Ceci a été couplé a un remplacement du système de plonge pour un système moins gaspilleur. Une sensibilisation des clients du centre a aussi été mené grâce à des panneaux dans les salles de bains ou les cuisines des chambres incitant à la responsabilisation de chacun. Enfin la gestion de l’eau est un point réclamant une forte vigilance avec la piscine et les nombreuses fuites que peut provoquer le froid de l’hiver montagnard.

Un second problème est la consommation électricité. le CIS a donc accepté d’acheter a un prix plus important de l’énergie propre (éolienne, hydroélectrique) à EDF pour l’alimentions électrique du centre. L’idée d’installation de panneaux solaires a été évoquée, mais l’ombre de la montagne et l’orientation du centre ne les auraient pas rendus rentables.

Pour le pilier social, le centre privilégie l’emploi de travailleurs locaux contrairement à certains de ses concurrents qui emploient des élèves venus d’écoles hôtelières de l’est de l’Europe, à moindre coût. Ainsi sur 100€ dépensés par le centre, entre 45 et 47€ reviennent à la masse salariale.

Pour le pilier économique, le CIS a décidé de privilégier l’économie locale en intégrant différents prestataires locaux. Ainsi, il propose, en plus de l’hébergement de vendre cours de l’école de ski de la station, les forfaits de remontées mécaniques, les ballades avec les chiens de traîneau ou encore des visites dans des fermes locales.

Le CIS essaye aussi de se fournir localement. Par exemple pour le miel qui est issu d’une production locale, pour les clients individuels, bien que plus coûteux que le miel importé de Hongrie servie dans les formules d’hébergement de groupe.

Il faut donc être dans une logique de développement durable, sans oublier de rester compétitif. Mr Delcellier nous expliqué que le marché du tourisme de sport d’hiver est de plus en plus concurrentiel, l’offre d’hébergement ayant augmenté plus vite que la demande.

Nous avons ensuite abordé la gestion du CIS. Le fréquentation du centre n’est pas repartie de façon régulière. En effet 70 % du chiffre d’affaire est réalisé en hiver, grâce aux sports d’hiver, 10 à 12 % au printemps grâce à des classes de découverte et 15% en été avec des randonneurs et des cyclistes. Le reste du chiffre d’affaire est réalisé en automne.

Le CIS a donc un chiffre d’affaire de 2,3 millions d’euros par ans et 100 000 € de résultat net.

Pour faire face à la fréquentation, le CIS emploie 13 personnes à plein temps sur toute l’année (directeur, secrétaires, chef de cuisine...) ainsi que des saisonniers pendant 9 à 10 mois. Le CIS emploie 18 personnes en hiver.

Cependant, on remarque une baisse de fréquentation des structures touristiques, et les structures comme le CIS doivent baisser leurs coûts pour rester compétitifs. Ainsi pour concilier sécurité de l’emploi et réduction des coûts le CIS peut organiser une fluctuation des heures travaillées ; c’est l’annualisation du temps de travail . Cela consiste à compter les heures de travail d’un salarié à l’année et non au mois. Ainsi les salariés sont payés sur 1600h/ans et peuvent travailler plus d’une semaine à l’autre selon le taux de fréquentation du centre.

Il est aussi demandé aux employés une certaine polyvalence, ainsi le chef de cuisine peut par exemple être conduit à repeindre une salle lors de période de moindre fréquentation...

Pour augmenter son chiffre d’affaire, le directeur du centre a décidé de mettre les compétences de gestion de son équipe au service d’autres structures que la sienne, qui sont trop petites pour avoir une service de gestion propre. Le CIS gère donc (réservation, entretien etc ..) aussi des hébergements qui ne lui appartiennent pas.
Enfin Mr Delcellier nous explique qu’il faut innover, trouver de nouvelles idées. Par exemple, c’est un des rares centres combinant des hébergements collectifs tel que notre groupe et les hébergements familiaux. Cette année le CIS projette aussi de développer le tourisme intersaison des cyclistes. Pour ne pas se limiter aux sportifs chevronnés, le CIS envisage de proposer la location de vélos à assistance électrique.

Le CIS est une association loi de 1901. Elle ne reverse donc pas de dividende à des actionnaires. Tous les bénéfices sont réinvestis dans le centre. Ainsi 22 000€ cette année sont prévus pour l’investissement dans le budget. (Ils incluent un remboursement d’un prêt fait
pour financer la construction de bâtiments achevés en 2003).

Pour un centre comme celui-ci, la gestion des 3 aspects( social écologique économique) est très importante. Le travail du directeur est de gérer le centre tout en lui apportant des solutions afin de faire face aux défis économiques et écologiques.


| Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page | SPIP | ScolaSPIP
Lycée Jules-Hardouin Mansart de Saint Cyr L’Ecole (académie de Versailles)
Directeur de publication : Emmanuel ROUX