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Voyage de découverte : compte rendu de la conférence du pisteur.

mercredi 11 juin 2014 par Frédéric DESMEDT

Compte Rendu de l’intervention du Pisteur du Val Cenis

par Catarina SACADURA MADEIRA, Ludivien
BELAY et Victoria MAILLOT Victoria , 1 ES 2.

Lors de notre séjour à Val Cenis, un pisteur nous a parlé de son métier et des équipements nécessaires à la sécurisation d’un domaine skiable : il nous a beaucoup appris sur la station, sur certains équipements, des postes au service des pistes de même qu’il nous a expliqué d’autres termes techniques de matériaux qu’il utilise ou qui sont utilisés dans son métier. Il nous a également parlé de certains dangers courants en montagne ainsi que de la façon par laquelle ils les préviennent accompagné de conseils s’il nous arrivait de les rencontrer.

Cette conférence a commencé par une simple question : un domaine skiable qu’est ce que c’est ? C’est un massif montagneux sur lequel on peut skier, on y retrouve des pistes et des remontées mécaniques (téléski, télésiège, télécabine ou les œufs de minimum 10 places). Le Val Cenis s’étend sur 3 communes et est divisé en 2 secteurs : Grand signal et Tura.
Après nous avoir parlé du Val Cenis en général nous nous sommes penchés sur les différents équipements techniques sur la station. Tout d’abord il y a les télésièges à 6 places débrayables c’est-à-dire que le siège tourne toujours à la même vitesse puis à l’arrivée il est pris en charge par un autre circuit dans la gare, le ralentissant, et donc plus confortable pour le skieur. Ensuite il nous a parlé des canons à neige ou enneigeur : très important pour les stations de moyennes altitudes comme le Val Cenis. Ils nécessitent de l’eau et une température en dessous de 0°C de même que de l’air comprimé pour propulser l’eau des injecteurs (50 bars de pression).

La neige de culture est beaucoup plus résistante que de la neige naturelle. L’eau sort des injecteurs sous forme de petites billes de neige/glace. Cette culture commence aux alentours du 20 Décembre (Novembre vers la Colombia).

Les canons de neige de la station consomment 200 000m^ 3 d’eau à 400 000m^3, gérés par EDF car l’eau utilisée alimente un lac. Le prix de revient de la neige artificielle varie de 4 à 6 euros le m^3.
Nous avons parlé du service d’entretiens des pistes de même que des engins qu’ils utilisent pour entretenir les pistes. Il y a les dameuses qui transportent la neige là où il faut. Les équipes commencent leur travail à 17h pour terminer à 1h du matin puis le services du matin prennent le relais jusqu’à l’ouverture du domaine. Une dameuse comporte des chenilles pour pouvoir se déplacer sur les pistes de même que de fraise pour concasser les boules de neiges éventuelles. A l’arrière se trouve également une pelle lissant la neige concassée créant de même les marques sur la neige que nous avons pu observer durant le séjour.

Lorsque nous abordons le sujet du service des pisteurs, notre pisteur nous précise qu’il est un pisteur secouriste. Il nous a expliqué les différents signes informatifs que nous pouvions observer sur les pistes pendant que nous skions. De chaque côté des pistes on retrouve des jalons.
Lors de sa présentation il nous montre des photos de son collègue en train de « jaloner ». Il y a différents types de jalons comme pour signifier un danger (rouge et noir) ou alors nous indiquer sur quel type de piste nous sommes (vert, bleue, rouge, noire).

On les trouve sur les bords des pistes à droite et peuvent servir à s’orienter par temps de brouillard. Si le jalon se trouve à gauche on est en hors piste. Ce jalonnage est une norme. Une fois les jalons installés, des indications et des balises peuvent y être disposées pour informer le skieur comme le numéro de la balise qui lui permet de se situer sur le déroulé total d’une piste.

Dans leur travail de tous les jours les pisteurs récupèrent les blessés qui sont transportés avec un brancard sur traineaux et le blessé à la tête tournée vers le bas. Si il y a urgence vitale ils font appel à un hélicoptère. Ici on voit un hélicoptère du PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne). Les blessés sont envoyés soit à St Jean de Maurienne, Chambéry ou Grenoble.
Si un skieur veut effectuer une descente en hors piste il est préférable de regarder le BRA (Bulletin du Risque d’Avalanche) indiquant le risque d’avalanche établi sur une échelle de 1 à 5, ces affirmations sont données par Météo France. Des drapeaux à cet effet sont également mis : jaune pour un risque faible, jaune à damier noire signifie risque élevé.

Nous avons donc basculé sur le sujet des avalanches et leurs risques de même des façons par lesquelles elles sont prévenues. Il y a différents type d’avalanche : les avalanches de printemps et les avalanches d’aérosol. Une avalanche à une vitesse en moyenne de 300km/h, le plus dangereux d’une avalanche c’est son courant d’air froid et puissant. C’est pourquoi les pisteurs prennent en charge le plan PIDA (Plan d’intervention pour le déclenchement préventif des avalanches ). De quoi s’agit-il ? Lors de chutes de neige accompagnées de rafales de vent, ce plan est déclenché afin de prévenir des avalanches éventuelles en les déclenchant avant l’arrivée des skieurs. Elles peuvent être déclenchées par gaz explosif, à l’aide de « dragon »/gazexe et de cloche, qui peuvent être fait à même la piste ou par hélicoptère mais il faut du beau temps souvent très rare après ce genre de chute de neige. Par « avalancheur » qui est une flèche propulsée par de l’azote pour atteindre les pentes qui ne peuvent pas être atteintes par le gazexe (mais attention le coût est élevé, 350 euros par tir et par ailleurs il ne faut pas de vent) ou encore par explosifs et en cas de rater de tir le pisteur doit attendre 30min avant de remonter l’explosif et de le détruire, on ne cherche pas à savoir pourquoi elle n’a pas fonctionné.
Lors de ces procédures les pisteurs ne partent jamais seuls mais toujours au minimum en binôme. Si une avalanche se déverse sur le domaine skiable on fait appel à tout le personnel du domaine en service et en congés pour sonder et retrouver les éventuelles victimes ensevelies. Ils font également appel aux maîtres-chiens qui travaillent une dizaine d’année avec leur animal. Les chiens utilisés sont que des mâles pour éviter que les bêtes ne soit déconcentrées dans leur mission par la présence d’une femelle. Il y a 18 chiens diplômés sur les différents domaines skiables de la région.

Nous avons pu lui poser certaines questions comme sur ce qu’un pisteur peut exercer comme métier en été. Parmi ses collègues il y en a qui effectuent des travaux publics, qui sont agriculteurs, charpentiers ou encore guide de moyenne ou haute montagne. Les gens sont habitués à cette nécessaire polyvalence.
Pour conclure, il nous a également parlé des protections de personne existantes en cas d’avalanche avec par exemple l’ABS, des ballons, des « flotteurs » permettant aux skieurs pris dans une avalanche de rester en surface.


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