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Communication nerveuse

mercredi 17 août 2016 par Joëlle Mirabaud

Chapitre 9 de Terminale S

I : Motricité réflexe
A : Réflexe myotatique
p328 à 333 : Un réflexe est une réaction très rapide, involontaire, stéréotypée. Le réflexe myotatique est la contraction d’un muscle en réponse à son propre étirement.
Ce réflexe met en jeu différents éléments qui constituent l’arc-réflexe : fuseau neuromusculaire, neurone sensitif, motoneurone, plaque motrice. Ce réflexe se fait par l’intermédiaire d’un nerf (sciatique pour la jambe). Un nerf regroupe les fibres de nombreux neurones transmettant le message à sens unique, afférent pour les fibres sensitives, efférent pour les fibres motrices.

B : Message nerveux
p334 à 337 : Le potentiel d’action apparait si la stimulation est supra liminaire. Le PA est une inversion transitoire du potentiel membranaire. Le neurone moteur conduit un message nerveux codé en fréquence (train de PA).
Au contact entre un neurone et un autre neurone (synapse neuro-neuronique) ou une cellule musculaire (synapse neuromusculaire = plaque motrice), la synapse relaye le message de nature électrique par un message de nature chimique (acétylcholine dans les plaques motrices). Le nombre de neurotransmetteur (= neuromédiateur) code l’importance du message. Le réflexe myotatique est mono-synaptique, une seule synapse ralentit le message.

II : Motricité volontaire et plasticité cérébrale
A : De la volonté au mouvement
p346 à 349 : L’exploration du cortex cérébral permet de délimiter les aires motrices spécialisées :
- L’aire motrice primaire M1 commande directement le mouvement.
- L’aire pré-motrice M2 comprend l’aire latérale (située en avant de M1 qui contrôle l’organisation des mouvements des muscles proximaux et de ceux du tronc) et l’aire motrice supplémentaire (AMS) qui coordonne et planifie les gestes complexes impliquant une séquence de mouvements ou la coordination de plusieurs membres.
Ces aire motrices utilisent les informations spatiales indispensables au guidage des mouvements, produites par le cortex pariétal postérieur à partir des informations visuelle.
Les messages nerveux moteurs partent du cerveau par des faisceaux de neurones qui descendent dans la moelle jusqu’aux motoneurones. C’est ce qui explique les effets paralysants des lésions médullaires. Le corps cellulaire du motoneurone reçoit des informations diverses qu’il intègre sous la forme d’un message moteur unique et chaque fibre musculaire reçoit le message d’un seul motoneurone.

B : Plasticité des aires motrices
p350 à 353 : La comparaison des cartes motrices de plusieurs individus montre des différences importantes. Loin d’être innées, ces différences s’acquièrent au cours du développement, de l’apprentissage des gestes et de l’entraînement.
Comme nous l’avons vu en 1°S, il existe une plasticité fonctionnelle rapide à mettre en place (quelques minutes) et peu durable : les neurones produisent plus de protéines (neuromédiateurs et récepteurs synaptiques) ce qui renforce le circuit du message nerveux. La plasticité structurale correspond à la multiplication des synapses entre les neurones stimulés, ce qui renforce le circuit de l’information mémorisée et recrute les neurones voisins peu ou pas utilisés.
Cette plasticité structurale explique les capacités de récupération du cerveau après la perte de fonction accidentelle d’une petite partie du cortex moteur. Les capacités de remaniements se réduisent tout au long de la vie, de même que le nombre de cellules nerveuses. C’est donc un capital à préserver et entretenir.

Pour en savoir plus, consultez le site le cerveau à tous les niveaux


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