Accueil > SCIENCES (SVT, SPC, Si, Mathématiques) > SVT = Sciences de la vie et de la Terre > En T°S > Cours > Un regard sur l’évolution de l’homme

Un regard sur l’évolution de l’homme

mardi 23 août 2016 par Joëlle Mirabaud

Chapitre 3 de Terminale S

Prérequis :
- Vu en Seconde : classification et arbres phylogénétiques
- Vu en Première : pigments rétiniens et place de l’Homme parmi les primates

I : Les primates
A : Recherche de liens de parenté
p72 : Les êtres vivants partagent des propriétés communes : cellule, ADN, code génétique universel. Ceci indique l’existence d’un ancêtre commun à tous. Les liens de parenté se construisent par comparaison d’attributs homologues (morphologiques, embryonnaires, anatomiques et moléculaires). Ces comparaisons précisent l’état ancestral et l’état dérivé des attributs. Ces états sont regroupés dans un tableau appelé matrice car elle permet de créer un arbre phylogénétique qui indique le degré de parenté et le plus récent ancêtre commun hypothétique (aucun fossile ne peut être à coup sûr considéré comme un ancêtre), ancêtre qui a donné ses attributs dérivés aux espèces qui en descendent. Seul le partage de caractères homologues à l’état dérivé établit un lien de parenté. Plus le nombre de caractères à l’état dérivé partagés est élevé, plus la parenté est étroite.
Pour les données moléculaires, on utilise la notion d’horloge moléculaire (vitesse d’évolution des gènes constante à l’exception des gènes à mutations létales). L’arbre correspondant est proportionné aux % de différence entre gènes.

B : Diversité actuelle et passée des primates
p73 : Les primates se caractérisent par leurs ongles et leurs pouces opposables. Les premiers fossiles datent de - 65 à -50 millions d’années. Petit à petit, les primates acquièrent un nez, des narines proches, des orbites fermées, une face réduite donc yeux frontaux à vision binoculaire avec développement important des aires visuelles cérébrales. La diversité des grands primates connue par les fossiles, a été grande mais est réduite aujourd’hui.

C : Les grands primates
p74, 75 : Les grands primates se caractérisent par l’absence de queue. Les premiers fossiles datent de -27 à -24Ma. Les espèces (gibbon, orang-outan, gorille, chimpanzé, bonobo) sont actuellement menacées de disparition.
Les grands primates comprennent plusieurs familles dont celle des hominidés (-10Ma : bipédie partielle, gros cerveau), qui comprend elle même la sous-famille des homininés (-7Ma : bipédie permanente).

II : Les homininés
A : Comparons les genres Homo et Pan
p76, 77 :
Homme et chimpanzé partagent un ancêtre commun hypothétique récent. La divergence de la lignée des chimpanzés et de la lignée humaine peut être située vers -7Ma (Pan = mandibule en U, 48 chromosomes). D’un point de vue génétique, l’Homme et le chimpanzé, très proches, se distinguent surtout par la position et la chronologie d’expression de certains gènes.
p 78, 79 : Le phénotype humain, comme celui des grands singes proches, s’acquiert au cours du développement pré et postnatal, sous l’effet de l’interaction entre l’expression de gènes architectes et l’environnement (dont la relation aux autres individus).

B : Evolution du genre Homo
p80 à 85 :
Le genre Homo regroupe l’homme actuel et quelques fossiles (le plus vieux aurait -8Ma) qui se caractérisent notamment par :
- station bipède (colonne vertébrale à 4 courbures, structure élargie du bassin, articulations du fémur avec le bassin (angle du col) et avec le genou (plateau tibial) assurant une posture verticale et le pied supportant tout le poids du corps et ayant en outre perdu son caractère préhensile) ; ces caractéristiques permettent la station debout, la marche et la course. Les membres sont de longueur différente (longues jambes, bras plus courts) et la main est libérée de la locomotion. De plus, le trou occipital est déplacé vers l’avant par rapport au chimpanzé, la mâchoire régresse (réduction du prognathisme) et devient parabolique au lieu d’être en U.
- augmentation du volume cérébral avec disparition du bourrelet occipital, avancée du front qui efface les bourrelets sus-orbitaires, face réduite avec vision binoculaire.
- dimorphisme sexuel peu marqué sur le squelette...
- activité culturelle : capacité à fabriquer des outils, à transmettre son savoir-faire et ses acquisitions culturelles aux générations suivantes. (langage articulé par modification du larynx), associé au genre Homo, mais de façon non exclusive.
Tout fossile présentant au moins un de ces caractères dérivés appartient au genre Homo.
La construction précise de l’arbre phylogénétique du genre Homo est controversée dans le détail.


| Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page | SPIP | ScolaSPIP
Lycée Jules-Hardouin Mansart de Saint Cyr L’Ecole (académie de Versailles)
Directeur de publication : Christine Joureau