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Evolution de la biodiversité

mercredi 24 août 2016 par Joëlle Mirabaud

Chapitre 2 de Terminale S

Prérequis :
- La biodiversité est à la fois la diversité des espèces et la diversité génétique au sein des espèces. Elle est dépendante de la variété des écosystèmes. La biodiversité actuelle est celle d’un moment particulier de l’histoire du monde vivant : les espèces actuelles représentent une infime partie du total des espèces ayant existé depuis les débuts de la vie. La diversité génétique est la présence d’allèles différents chez les individus d’une même espèce alors qu’ils ont tous les mêmes gènes.
- L’écosystème est l’ensemble constitué par un milieu physique et les êtres vivants qui l’habitent. La biosphère contient de nombreux écosystèmes très différents les uns des autres.

I : Facteurs d’évolution
A : Dérive génétique
p58 :
La dérive génétique est une modification aléatoire de la diversité génétique.
Cette dérive est très faible dans une population de grande dimension, elle reste stable.
Cette dérive est plus marquée lorsque l’effectif de la population est faible, entraînant la disparition de certains allèles et pouvant aller jusqu’à l’uniformisation (gène monoallélique).

B : Sélection naturelle
p59 :
C’est l’influence de l’environnement qui fait disparaître les espèces mal adaptées et favorise les espèces bien adaptées. Le milieu de vie correspond aux conditions physiques et chimiques, climat, altitude, mais aussi à la présence des autres espèces commensales, concurrentes ou prédatrices.
Cette sélection peut faire disparaître des populations entières si leur diversité génétique est faible.
Cette sélection sera d’autant plus forte que la modification du milieu sera rapide. Une crise biologique est une disparition d’un fort pourcentage d’espèces, due à une modification brutale des conditions du milieu.

II : Évolution des espèces
A : Spéciations et extinctions
p60, 61 :
La sélection naturelle et la dérive génétique peuvent conduire à l’apparition de nouvelles espèces (spéciation). Une espèce supplémentaire est définie si un nouvel ensemble s’individualise. Cette spéciation peut être géographique, l’obstacle étant l’éloignement. La spéciation peut être aussi comportementale, en fonction de critères de reconnaissance entre membres (parade nuptiale, chant, période de fécondité...).
Une espèce disparaît si l’ensemble des individus concernés disparaît ou cesse d’être isolé génétiquement. Chaque bouleversement climatique a entrainé une crise biologique d’autant plus importante que le changement a été brutal. Ces disparitions libèrent des niches écologiques qui favorisent à leur tour de nouvelles spéciations.
Par rapport à l’âge de la Terre, la durée de vie d’une espèce est brève. Les espèces se sont relayées au cours de l’évolution selon une filiation de mieux en mieux connue.

B : Notion d’espèces
p62, 63 :
La définition de l’espèce est délicate et peut reposer sur des critères variés qui permettent d’apprécier le caractère plus ou moins distinct de deux populations.
La définition typologique date du XVIII°s et est basée sur des critères de ressemblances phénotypiques. Elle est facile à utiliser, surtout avec les fossiles, mais certains individus semblables peuvent être d’espèces différentes selon les définitions plus récentes.
La définition biologique date du XIX°s, elle est basée sur l’interfécondité et n’est utilisable que sur les espèces vivant actuellement.
La définition génétique précisée au XX°s indique que tous les individus ayant les mêmes gènes sont de même espèce.
Une population d’individus identifiée comme constituant une espèce n’est définie que durant un laps de temps fini. L’espèce est seulement une réalité statistique.


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