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Actions de prévention efficaces ?

vendredi 5 août 2011 par Joëlle Mirabaud

TPE de ES réalisé par Alexandra COIGNARD et Anne-Sophie THIERRY

Sommaire :
Introduction
Le tabac, fort consommé par les jeunes
Les jeunes face aux dangers de la route
Le gouvernement face à deux problèmes
Regroupement de plusieurs conduites à risque
L’expansion des associations et des mesures prises
Conclusion
Contacts

Introduction :
De nos jours, les jeunes de 15 à 25 ans sont confrontés à de nombreux problèmes tels que la consommation de drogues en tout genres comme le tabac, l’alcool, le cannabis ou la cocaïne. Ces produits nuisent gravement à leurs organismes et pourtant les jeunes en consomment de plus en plus. Cette augmentation est due à la sensation d’appartenir à un groupe ou de faire comme les autres en quelque sorte. Les centres de toxicomanie accueillent de plus en plus de jeunes et les aident à lutter contre ces substances, contre la dépendance...
Autre problème auquel sont confrontés les jeunes, le danger de la route : en effet, le nombre de tués et de blessés dans les accidents de la route chez les jeunes de 15 à 25 ans représente 25% des victimes alors que les jeunes ne représentent que 13% de la population française. Les accidents se produisent souvent le week-end au retour des soirées ainsi les facteurs sont la vitesse excessive, le non port de la ceinture de sécurité, les conditions météorologiques mais également la consommation de substances telles que l’alcool, le tabac et autres drogues.
Nous verrons tout d’abord le tabac, consommation importante chez les jeunes, puis ceux-ci face aux dangers de la route.
Puis nous verrons quelles sont les actions de préventions en France réalisées par le gouvernement et les associations envers les jeunes de 15 à 25 ans concernant quatre problèmes majeurs : l’Alcool, les Drogues, la Route et le Tabac. Pour cela , nous étudierons comment le gouvernement fait face à 2 grands problèmes : l’alcool et les drogues. De plus, nous observerons le regroupement de plusieurs domaines et enfin nous terminerons par l’expansion des associations et des mesures prises.

Le tabac fort consommé par les jeunes

Le tabac chez les jeunes est vécu comme un moyen permettant de s’intégrer dans un groupe, faire "comme les autres " , montrer qu’on veut être grand... On peut donc penser que la cigarette sert de lien social entre les individus et surtout les jeunes qui vont pouvoir communiquer (demande d’un briquet, d’une cigarette. . .) et donc se sentir comme appartenant à un groupe où ils vont pouvoir évoluer et se sentir bien. Alors comment le gouvernement et les associations réagissent-ils face à des chiffres qui ne cessent d’augmenter, quels sont leurs objectifs pour "dénormaliser" la cigarette et quels sont les moyens mis en place pour lutter contre cette "drogue" qui fait de plus en plus de dépendants chez les jeunes et de plus en plus tôt ?

Le tabac en chiffres : 33,1 % des individus de 12 à 75 ans déclarent fumer de temps en temps avec une grande disparité selon l’âge et le sexe : 36,7% pour les jeunes de 12 à 25 ans et 32,2% chez les 26-75 ans. Entre le Baromètre santé jeunes 97/98 et celui de 2000, on n’observe pas de différence significative pour l’ensemble des 12-19 ans. En revanche, la prévalence tabagique des filles augmente.
Selon le Baromètre santé 2000, voici les résultats CFES-CNAM-OFDT sur des chiffres de 1999 :
- Fumeur régulier : personne qui déclare fumer au moins une cigarette par jour : 31 % des jeunes scolarisés de 5 à 19 ans dont 8% fume plus de 10 fois par jour ; 28,3% des jeunes de 18-19ans, dont 1/3 consomme en moyenne 10,2 cigarettes par jour. Les quantités fumées augmentent rapidement au cours de l’adolescence. 21,9% des fumeurs régulier montrent des signes de dépendance moyenne et 5,2% de dépendance selon le mini test de Fagerstrôm. Les garçons se déclarent plus souvent fumeur que les filles : 31,3% contre 25,3%.
- Fumeur occasionnel : personne qui déclare fumer moins d’une cigarette par Jour : 4,8% des jeunes de 18-19ans. Là aussi, les garçons se déclarent plus souvent fumeur que les filles : 5,1% contre 4,6%.

Objectifs du gouvernement :
Dans le cadre du Plan Cancer, le ministère chargé de la santé lançait l’offensive en mai 2003, en détaillant les axes de l’action gouvernementale dans la lutte contre le tabac. Rendre plus difficile l’accès au tabac, dénormaliser le tabac dans la société française, encourager l’arrêt étaient ses trois premier axes d’actions. La guerre contre le tabac s’inscrit dans la perspective de la priorité présidentielle de mobilisation nationale contre le cancer qu’illustre le plan Cancer.
Le 27 mai 2003, le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, Jean-François MATTEI, s’est engagé à faire diminuer le tabagisme des jeunes de 30% en menant une stratégie de "dénormalisation" du tabac auprès de l’ensemble des publics-cibles : le grand public adulte et les femmes en particulier les jeunes filles, les fumeurs comme les non-fumeurs...
Pour renforcer les motivations des jeunes à ne pas fumer, il est important d’agir sur l’image de la cigarette et du fumeur, puisque l’entrée dans le tabagisme est en partie liée à la volonté de ressembler aux autres.

Les mesures prises et leurs résultats :
Depuis les années soixante-dix, on observe une tendance à la baisse du nombre de fumeurs. Par ailleurs, cette tendance à la baisse ne semble plus vérifiée au cours des toutes dernières années pour les 12-19 ans.

Différentes lois ont été créées :
- En 1991, la loi EVIN, citée en exemple par la communauté internationale de la santé publique, a permis d’augmenter fortement le prix des cigarettes dès 1992, de renforcer la protection de non-fumeurs par la généralisation des zones non- fumeurs et d’interdire toute publicité directe ou indirecte en faveur du tabac. De plus la loi s’applique pour tous les endroits publics dont les établissements scolaires (lycée, collège...) et donc rend plus difficile le fait de fumer dans la journée pour les jeunes scolarisés. Cette loi est de plus en plus respectée.
- Le gouvernement oblige les fabriquants à mettre une inscription sur chaque paquet de cigarettes, écrite en gros, pour dissuader les jeunes de fumer. Parmi ces inscriptions, on peut trouver : "fumer tue", "fumer provoque un vieillissement de la peau", "arrêter de fumer réduit les risques de maladies cardiaques et pulmonaires mortelles "...
- Une loi a aussi été voté : vente de cigarette interdite aux moins de 16 ans et tout vendeur de cigarettes doit demander la carte d’identité pour pouvoir en vendre à un mineur.

Les campagnes d’information :
- Un plan gouvernemental ambitieux a été lancé en 1999 pour les trois années suivantes, confirmant une mobilisation sans précédent des pouvoirs publics autour de la prévention du tabagisme. Ce plan comprend le renforcement des dispositifs de prévention du tabagisme, notamment en terme d’éducation pour la santé auprès des femmes, des jeunes et plus généralement des fumeurs souhaitant arrêter, l’implication accrue des professionnels de la santé et de l’éducation, et une meilleure accessibilité aux méthodes les plus efficaces pour arrêter de fumer du tabac.
- De nombreux reportages à la télévision concernant les jeunes et le tabacs sont diffusés sur les chaînes principales aux heures de grande écoute.
- Diffusée en 2001 sur les principales radios-jeunes nationales, une campagne s’est présentée comme un jeu intitulé "Vous l’avez dans l’os" (vous êtes manipulés). Les candidats y répondaient à une série de questions sur le tabagisme : la dépendance, les composants du tabac, les risques de mortalité, le recrutement des fumeurs chez les jeunes.

La publicité :
- Un clip vidéo mettant en scène des jeunes permet au spectateur de s’identifier. Le programme intitulé "C’est mieux sans la clope" a été diffusé pendant de nombreuses semaines sur la chaîne M6 et plusieurs fois par jours.
- A la radio, des spots répètent 4 messages révélant le cynisme et les silences de l’industrie du tabac.
- Des publicités de grandes marques améliorent leur image avec des actions de prévention. Par exemple, la marque de vêtements Élite a fait une affiche publicitaire montrant trois jeunes filles avec des t-shirt où l’on peut lire l’inscription "fumer nuit à mon corps".

Les résultats :
- L’augmentation du prix a l’impact le plus important chez les jeunes et les personnes à faibles revenus : les 15/24 ans sont 68,2 % (contre 28,7 % pour les 25/75 ans) à avoir arrêté en raison des hausses et surtout ils sont 73,2 % (contre 65,0 % pour les 25/75 ans) à vouloir s’arrêter pour cette raison.
- La campagne radio "Vous l’avez dans l’os" diffusée en 2001 a été rediffusée en 2003 auprès d’une cible élargie en raison des résultats des évaluations qui montraient que les 15-40 ans étaient sensibles aux arguments développés.
- L’INPES annonce les premiers résultats d’une étude réalisée par l’institut BVA sur l’évolution récente des opinions, attitudes et comportements des français face au tabac. Dans la mesure du possible, ce sondage d’opinion a été comparé au résultat du baromètre-santé 1999 de l’INPES. Cette enquête INPES/BVA permet de dégager des modifications significatives dans les représentations et comportements de la population vis-à-vis du tabac. De même, la diminution tabagique chez les 15/25 ans s’élève à 18,3 %. Elle est également deux fois plus forte que celle des 25/75 ans (15/25 ans : 44,5 % en 1999 et 36,4 % en 2003 ; 25/75 ans : 32,2 % en 1999 et 29,0 % en 2003 ).
Ce nouveau contexte s’est traduit par une baisse marquée des ventes de cigarettes, mais un pourcentage significatif de Français continue toujours de fumer (environ un tiers). Les hausses de prix sont récemment devenues plus modestes et, depuis 1998, les ventes ne semblent plus baisser.

Les jeunes face aux dangers de la route

A l’âge de 16 ans de nombreux adolescents préparent leur permis de conduire en suivant le principe de la "conduite accompagnée". Ainsi ils vont tenter d’obtenir leur permis de conduire le plus vite possible. Les jeunes âgés de 15 à 25 ans sont les premiers conducteurs exposés aux risques de la route, en effet alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population française ils représentent aussi 25% des tués sur la route. Près de 39% du total des pertes en années de vies humaines dues aux accidents de la circulation concernent cette tranche d’âge. Si la tranche d’âge des 18/25 ans se trouve marquée par un nombre particulièrement élevé de tués sur les routes, ce pic s’explique davantage par l’âge que par le manque d’expérience du conducteur.
Les risques de décès la nuit et le week-end sont plus importants chez les jeunes que pour l’ensemble de la population :
- 57% (contre 45% pour l’ensemble de la population) la nuit
- 42% (contre 35%) le week-end
Les accidents de la route représentent la première cause de mortalité chez les 25/25 an, soit plus de 40 % des décès chez les garçons de 15/19 ans.

Les nouvelles mesures pour diminuer le nombre de victimes :
Le gouvernement et les associations tentent de réduire la mortalité chez les jeunes en multipliant les campagnes de prévention à l’intention des 15/25 ans.
Afin de prévenir les accidents de la circulation, dont les jeunes âgés de 15 à 25 ans sont les principales victimes, les assureurs de la Fédération français des sociétés d’assurance (FFSA), en association avec la Prévention Routière, lancent le 15 Octobre 1999 une campagne nationale de sensibilisation à la télévision et au cinéma. Les jeunes de 15 à 25 ans représentent en effet plus du quart des tués sur la route et près d’un tiers des blessés, alors qu’ils constituent 15% de la population. Un film de trente secondes intitulé " le carrefour " a été diffusé en octobre et en novembre sur les chaînes de télévision les plus regardées par les jeunes (TF1, France 2, Canal+, M6, MCM, Game one Fun TV, M6 Music, Infosport et MTV). Une version de quarante secondes a été projetée dans les salles de cinéma françaises du 10 novembre au 7 décembre 1999. Cette communication volontairement offensive témoigne de la volonté de la profession de l’assurance de contribuer à ce que la route fasse moins de victimes parmi les jeunes. Cette campagne entre dans le cadre de l’accord passé entre l’Etat et les assureurs le premier juillet 1998, selon lequel les sociétés d’assurances se sont engagées à consacrer, pendant cinq ans, 0.5% des cotisations de l’assurance de responsabilité civile automobile à des opérations de prévention routière soit environ 200 millions de francs par an ce qui représente aujourd’hui environ 30 millions d’euros.
Après la diffusion du film "le carrefour ", la FFSA et la Prévention Routière ont lancé une nouvelle campagne de prévention du risque routier auprès des 15/25 ans. Pendant toute l’année 2000 une équipe de journalistes a recueilli des témoignages de jeunes dans les discothèques, les fêtes et les soirées étudiantes à travers toute la France. Trente témoignages ont été sélectionnés et ont été diffusés à partir du 7 décembre 2000 sur NRJ, Skyrock et Fun Radio, les trois radios les plus écoutées des 15/25 ans. Ils reflètent les comportements des jeunes sur la route pendant les soirées du week-end : les risques qu’ils prennent, leurs conséquences et les attitudes de prévention adoptées par certains. Les accidents de la circulation représentent la première cause de mortalité chez les jeunes. Avec cette campagne qui représentent une nouvelle étape dans la prévention du risque routier la FFSA et La Prévention Routière poursuivent leur effort de sensibilisation des 15/25 ans. La FFSA et La Prévention Routière ont lancé une nouvelle campagne de sensibilisation des jeunes aux accidents de la route. Un spot intitulé " le virage " a été diffusé à partir du 31 mai à la télévision( TF1, M6, Canal+) et du 19 juin au 13 juillet dans les salles de cinéma. L’objectif de cette campagne est de faire prendre conscience aux jeunes conducteur que le sentiment de maîtrise de son véhicule est souvent trompeur et que l’accident peut arriver à tout moment. Le film " le virage " met en scène l’histoire trop banale d’une bande de jeunes au retour d’une soirée : Le conducteur croit maîtriser son véhicule et, comme ses passagers, n’a pas conscience des risques qu’il prend. Lorsqu’un accident survient, on entend les paroles prononcées quelques instants auparavant par le conducteur : "ça va, t’inquiète pas, je maîtrise, t’inquiète pas ". Cette phrase vient renforcer l’horreur et l’absurdité de la situation. Ce spot prend le parti de donner à ressentir physiquement le caractère insoutenable de l’accident pour ensuite inviter à réfléchir. Il insiste sur le risque que le conducteur fait courir non seulement à lui-même mais aussi à ses passagers.
Plus récemment, Gilles de Robien, Ministre de l’Équipement, du Transport, du Logement, du Tourisme et de la Mer et Rémy Heitz, Délégué Interministériel à la sécurité routière présentent une nouvelle campagne d’information gouvernementale rappelant les changements relatifs au permis de conduire. Les règles concernant ce permis connaissent d’importants changements : accès progressif à la conduite, sanctions plus lourdes pour les infractions les plus dangereuses et institution d’un permis probatoire pour les conducteurs novices. La nouvelle campagne de Sécurité Routière prend la forme annonces presse illustrant ce qui ne peut être admis : la photographie d’identité de personnes détentrices du permis de conduire montre clairement sur le document officiel, (soit un verre à la main, soit un portable à la main) que leurs comportements sur la route peuvent être particulièrement dangereux. Ces visuels sont accompagnés d’une explication détaillée et de la justification des réformes intervenues. Toujours sur ce principe, une troisième annonce met l’accent sur le permis probatoire en montrant cette fois-ci les conséquences des accidents de la route sur les jeunes. Elle illustre ainsi la surexposition des jeunes conducteurs lors de leurs premières années de conduites. En effet, les jeunes de 18 à 24 ans sont les premières victimes des accidents.
Le permis probatoire, qui sera mis en application à partir du premier mars 2004, implique une période pendant laquelle le nouveau titulaire du permis n’a que 6 points (au lieu de 12) lorsqu’il obtient le permis. Ce capital de 6 points passe automatiquement à 12 à la fin de la période probatoire, à condition que le conducteur n’ait pas commis d’infraction entraînant un retrait de points. La période probatoire dure 3 ans. Pour les conducteurs qui ont suivi la filière d’apprentissage anticipé de la conduite la période probatoire ne dure que 2 ans. Le permis probatoire concerne aussi bien le permis moto que le permis auto. Si le conducteur commet une infraction entraînant un retrait de points sur son permis pendant la période probatoire il doit attendre 3 ans à partir de la notification du retrait de points pour que son capital passe à 12 points. Si le conducteur perd 1 ou 2 points il peut suivre volontairement un stage de sensibilisation à la sécurité routière et si par contre il perd 3 points il doit obligatoirement suivre ce stage de sensibilisation. Le conducteur perdant 6 points, son permis est alors invalidé et il doit le repasser après 6 mois d’attente et après avoir été déclaré apte à conduire suite à un examen médical et psychotechnique. Le stage dure 2 jours consécutifs et coûte environ 230 euro, 4 points sont alors récupérables. L’attestation qui est remise en fin de stage permet de faire une demande de remboursement de l’amende.

Quels sont les résultats apportés par ces campagnes préventives ?
Après avoir baissé en 1999 et 2000, le nombre de jeunes de 15 à 24ans tués dans un accident de la route a augmenté en 2001. Il représente ainsi 26,9% des tués sur la route pour seulement 13% de la population. Une part importante de ces accidents ont lieu le week-end lors de retour de soirée. En 2001, 2077 jeunes de 15 à 24 ans ont été tués lors d’un accident de la route et 7852 ont été gravement blessés. Depuis 2002 les chiffres concernant le nombre de victimes des accidents de la route chez les jeunes commencent à diminuer. Les conducteurs automobiles représentent 37,3% des victimes d’un accident de voiture. Ces chiffres montrent une évolution défavorable depuis 1995 : +38,3% pour les tués et +31,2% pour les blessés.
Les facteurs expliquant cette envolée sont multiples : un accès plus rapide au permis de conduire, une moins bonne formation au danger de la route et à la conduite, l’utilisation de voiture plus rapide et des modes de vie plus risqués (consommation de drogues et d’alcool notamment). Les passagers sont aussi concernés (211 tués et 3634 blessés). Ces chiffres heureusement ne suivent pas la même courbe défavorable depuis 1995 : -7,9% pour les tués et -29,7% pour les blessés. Même si le risque "cyclomotoriste" tend à diminuer dans cette tranche d’âge (18/20 ans) il représente quand même 21,7% des victimes). Dans la tranche d’âge des 21/24 ans les conducteurs tués ont diminué de 17,7% et les blessés de 29,9%. 61% des jeunes automobilistes se tuent en fin de semaine dont 65% la nuit. Le risque "passager de voiture" devient proportionnellement moins important et suit la même évolution favorable que les conducteurs : -43,7% pour les tués et -41,8% pour les blessés. Avec l’accès des jeunes aux motos de grosse cylindrée le risque "motocycliste" est le troisième risque important auquel sont confrontés les 21/24 ans. Là encore, on constate une baisse sensible du nombre de victimes depuis 1995 : -19,8% pour les tués et -34% pour les blessés.
En 2002, il y a eu au total 1513 tués parmi les 18/24 ans ce qui est 564 tués de moins qu’en 2001 ; de plus il y a eu 4980 blessés ce qui représente 2872 blessés de moins qu’en 2001. L’amélioration des résultats peut être perçu comme le résultat de la politique menée par les pouvoirs publique qui ont renforcé les contrôles et multiplié les campagnes de prévention permettant ainsi l’engagement et l’adhésions des usagers à cause de la sécurité routière. Le permis probatoire venant d’être mis en place nous n’avons bien entendu pas de résultats.

Le gouvernement face à deux problèmes

Le problème de l’alcool est connu depuis longtemps car sous le second empire on commençait déjà à penser à la prévention contre l’alcool. Mais ces préventions ont surtout été mises en application à partir de 1871 auprès des jeunes qui sont considérés comme les plus fragiles. De 1871 à 1950 pour lutter contre la consommation d’alcool, les autorités jouaient surtout sur la peur, sur la honte et sur la morale. En 1897 on trouve l’apparition d’un enseignement antialcoolique dans les établissements. Après la seconde guerre mondiale, vers 1950, les mesures prises par le gouvernement sont nettement plus positives : on fait l’éloge des boissons non-alcoolisées et sous l’impulsion de Pierre Mendès- France, de nouvelles lois interdisent le vin dans les cantines ou la publicité des alcools dans les stades. Elles instituent aussi le principe des "boissons pilotes" (dont la limonade et le lait) proposées à bas prix dans les cafés. En 1956, création d’un texte interdisant de servir du vin au moins de 14 ans. De 1970 à 1997, les pouvoirs publics et les associations d’aide aux alcooliques prennent conscience que l’alcoolisme n’est pas la cause mais la conséquence du malaise des jeunes dans une situation à problèmes. En 1995, fixation du nouveau seuil d’alcoolémie au volant de 0,5gr/L de sang.
Selon le sondage réalisé par ESPAD99-INSERM-OFDT-MNERT en 1999, 20% des jeunes scolarisés de 15 à 19ans ont bu 6 fois et plus lors des 30 derniers jours précédant le sondage dont 26% sont des garçons et 14% des filles.
Selon le sondage réalisé par EROFF2002-0FDT et le Baromètre Santé 2000 : la consommation d’alcool est régulière (au moins 3 fois dans la semaine) pour 15,1 % des 18-25ans ; la consommation d’alcool est irrégulière pour 96,3% des 18-25ans.
Le gouvernement poursuit 2 objectifs : rendre plus difficile pour les mineurs l’accès aux boissons alcoolisées et éviter toute provocation poussant des mineurs à l’abus d’alcool. Ainsi de nombreuses affiches sont mises dans les établissements scolaires pour prévenir les jeunes des dangers de l’alcool. L’affiche cible de jeunes consommateurs auxquels ils peuvent s’identifier et précise quelques statistiques pour les faire réfléchir.
De plus, de nouvelles lois ont vu le jour :
- Toute personne est punie d’une amende de 3750euros si elle vend ou offre des boissons alcoolisées à un mineur de moins de 16ans dans un lieu public ou un commerce quel qu’il soit (bar, restaurant, magasin d’alimentation) ou si elle fait boire un mineur de moins de 18ans jusqu’à l’ivresse.
- Les parents qui inciteraient leur enfant à s’enivrer peuvent en plus être privés de leur autorité parentale.
- Le fait de provoquer un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcoolisées peut être puni d’un emprisonnement de 2ans et d’une amende de 4 500euros.
- Cette peine est portée à 3ans d’emprisonnement plus 7500euros d’amende lorsque le mineur a moins de 15ans ou lorsque la provocation intervient à l’intérieur ou à proximité d’un lieu fréquenté par les mineurs (collège, lycée, salle de spectacle...).

Les drogues sont de plus en plus répandues chez les jeunes malgré les efforts du Gouvernement. la loi du 31 décembre 1970. Celle-ci interdit l’usage de toute substance classée comme stupéfiant, en pénalisant tout en ouvrant, uniquement dans le cadre d’une procédure judiciaire, une possibilité d’accès aux soins aux usagers qui le souhaitent. On parle d’injection thérapeutique : les poursuites judiciaires sont alors suspendues et la loi pose le principe de la gratuité et de l’anonymat des soins. En effet, la politique française de lutte contre les drogues s’inscrit dans une perspective de santé publique. Elle est destinée à prévenir l’usage des drogues licites ou illicites et à soigner les usagers dépendants.
Certaines drogues sont plus répandues que d’autres : on trouve le plus souvent le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy et l’héroïne.
Selon le sondage réalisé par ESPAD99-INSERM-OFDT-MNERT en 1999 :
- Consommation déclarée de cannabis : 32% chez les jeunes de 15 à 19ans (au moins une fois dans l’année) et 14% chez les jeunes de 15 à 19ans (au moins 10 fois dans l’ année)
- Consommation déclarée de cocaïne : un peu moins de 2% chez les jeunes de 15 à 19ans (ayant essayé au moins une fois dans leur vie)
- Consommation déclarée d’ecstasy : 5% des jeunes âgés de 18 à 23 ans (ayant essayé au moins une fois dans la vie) et 3% pour les jeunes scolarisés de 15 à 19ans (ayant essayé au moins une fois dans leur vie).
- Consommation déclarée d’héroïne : 1% des jeunes scolarisés de 15 à 19ans (ayant essayé au moins une fois dans leur vie)

La législation française vise aussi à contrôler l’accès aux drogues en réglementant la production et la commercialisation des drogues licites et en sanctionnant pénalement la contrebande de drogues licites et le trafic de drogues illicites.

De nombreuses actions ont été mises en place :
- le développement des secteurs spécialisés de prise en charge des toxicomanes,
- l’adoption de la politique de réduction des risques marquées par l’extension du dispositif sanitaire et social ainsi que par le développement de la prescription de médicament de substitution à partir de 1995,
- la création du GIP ( Groupement d’Intérêt Public) "Drogue Alcool Tabac Info Service" en décembre 1990 et du GIP "Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies" en mars 1993,.
- l’extension des champs de compétence du comité interministériel à l’ensemble des produits psychoactifs le 15 septembre 1999,
- l’interdiction de l’usage et du commerce des produits classés stupéfiants conformément aux conventions internationales,
- la limitation de la publicité pour les drogues licites,
- le renfort de la sécurité par des dispositifs de gendarmes durant les "raves parties" (regroupement de jeunes pour danser en musique durant toute la nuit, généralement à l’extérieur) pour limiter la consommation et circulation de drogues sur place.

La prévention passe enfin par des campagnes d’informations sur les effets des drogues :
- la mairie de Paris a édité un dépliant sur les dangers de l’ecstasy,
- de nombreuses campagnes publicitaires ont été réalisées pour soutenir les actions lancées par le gouvernement et les associations. Ces affiches 1, 2 et 3 ont eu le soutien du Ministère de la Santé, de "drogue alcool tabac infos service" et les statistiques proposées à leur base ont été obtenues grâce au baromètre santé 2000 et à CFES.

Regroupement de plusieurs conduites à risque

Bien que le tabac, l’alcool, les drogues et la route soient chacun une chose contre laquelle le gouvernement lutte depuis longtemps, on s’aperçoit que souvent on les retrouve associés les uns aux autres. Ainsi on peut voir que lors des accidents de la route l’automobiliste avait bu de l’alcool ou avait pris de la drogue. De plus on s’aperçoit que de plus en plus de personnes mélangent les substances comme la drogue, l’alcool et le tabac.

L’alcool et la conduite : en 2001, 2077 jeunes de 15 à 24ans ont été tués lors accidents de la route et 7852 ont été gravement blessés. La majorité des accidents étaient dus à l’alcool. Selon la sécurité routière, l’alcool est impliqué dans la moitié des accidents mortels survenus le week-end et est la principale cause de 42% des accidents mortels touchant les jeunes de 18 à 24ans. Parmi les jeunes 78% d’entre eux sortent le week-end pour finir la soirée dans une boîte de nuit et ils consomment en moyenne 5 verres d’alcool (selon un sondage réalisé par la prévention routière en mai 2000). Les jeunes représentent seulement 13% de la population française et pourtant 25% des tués sur la route.
Pour réagir face à ce nombre de victimes chez les jeunes, le gouvernement :
- multiplie les campagnes de prévention : dépliant "tu t’es vu quand t’as bu ?", dépliant de La Prévention Routière "Les risques de l’alcool au volant"
- dissuade les jeunes en retirant 6 points sur le permis de conduire et en faisant payer une amende de 375euros pour avoir conduit avec plus de O,5gr/L de sang,
- condamne plus lourdement les chauffeurs conduisant avec plus de O,8gr/L de sang en, selon les cas, suspendant le permis pour une durée pouvant aller jusqu’à 5ans, annulant le permis, en donnant une amande de 4500euro ou même une peine de prison de 2ans.
Depuis peu, le permis comporte seulement 6 points pendant les 2ans suivant son obtention et le passage à 12 points est réalisé au bout de ces 2ans. En accord avec la Sécurité Routière, le passage du Code de la Route est devenu plus dur et comporte désormais plus de questions sur l’alcool ou autres substance à ne pas prendre en conduisant.

Un sondage IFOP / Sécurité Routière a été réalisé pour savoir si l’action "conducteur désigné" était connue auprès des jeunes. Les personnes interrogées se situent en Seine-et-Marne. Seul 41 % des 15-24 ans connaissaient cette action. Cette action devait durer du premier octobre jusqu’à la fin du moi de Décembre 2001, mais grâce au succès de ce principe il a été reconduit. Ce principe consiste à demander à un jeune à l’entrée d’une discothèque de se porter volontaire pour ne pas boire d’alcool pendant la soirée pour servir de chauffeur au groupe pour rentrer. Lorsque le jeune a accepté, il reçoit un bracelet qui montre aux autres personnes qu’il a été désigné pour ne pas boire et ainsi éviter que lui même ne boive. Cette action a été soutenue par de nombreuses campagnes publicitaires (affiches, spot radio...) avec ce slogan "celui qui conduit est celui qui ne boit pas". Les organisateurs insistent pour le faire connaître de tous. De plus à la sortie des discothèques, une organisation a mis en place un car avec chauffeur pour ramener les personnes qui auraient trop bu, organisation souvent épaulée de gendarmes contrôlant l’alcoolémie des jeunes voulant rentrer chez eux.
Après le dispositif de prévention sur le "conducteur désigné", 87% des jeunes venant de Seine-et-Marne déclarent qu’elle est utile, 70% déclarent avoir appris des choses et 65% trouvent qu’elle a une "valeur pédagogique". Grâce à cette campagne, un objectif a été atteint : le comportement des jeunes a évolué. Aucun jeune de Seine-et-Marne n’a été tué sur les routes entre février et juin 2003 du fait de l’alcool alors que cela impliquait 25% des décès sur la route en 2002 et 50% en 2001. Les efforts pour faire passer le message "celui qui conduit est celui qui ne boit pas" semble efficace car 77% des jeunes interrogés se souviennent avoir vu cette campagne publicitaire dont 22% en discothèque, 21 % dans leur lycée, 17% dans les rues et 6% dans leur mairie. A l’issue de l’opération, 68% des jeunes interrogés déclarent penser à s’organiser avec leur amis avant de sortir. A la suite de la réussite du projet "conducteur désigné" qui se déroulait en Seine-et-Marne le projet a été adopté à l’échelle nationale ce qui montre que le projet a réussi.

Les drogues sur la route peuvent, selon la Sécurité routière, avoir des effets indésirables comme la somnolence, des troubles visuels., des hallucinations... comme en sont informés les jeunes dans un dépliant de "La Prévention Routière".
Entre 3% et 5% de conducteurs en France, seraient actuellement des usagers occasionnels ou réguliers de drogues. Ce chiffre pourrait même atteindre 25% à 30% dans les grandes agglomérations à des moments bien précis, la nuit ou le week-end. Les experts de la prévention routière estiment que les drogues seraient en cause dans 10 à 15% des accidents mortels.
Lors de nombreux accidents de la route, la première mesure pour identifier une cause possible de l’accident est le test d’alcoolémie. Depuis peu et surtout au niveau des jeunes, un test de prise de stupéfiant est aussi réalisé, par analyse d’une prise de sang ou d’urine. Dans la liste des produits recherchés, il y en aura d’illégaux comme le cannabis, les amphétamines, l’héroïne ou la cocaïne, mais aussi d’autres légaux comme certains médicaments pouvant entraîner des troubles gênants pour la conduite.
Pendant les deux premières années d’application cette mesure ne devrait pas se traduire par une aggravation de la peine infligée aux conducteurs impliqués dans les accidents mortels et dépistés positifs. Ils seront condamnés pour simple usage de drogues, mais non pour avoir conduit sous l’emprise des drogues. Ce qui changera sûrement dans deux ans, s’il est prouvé scientifiquement que les drogues sont dangereuses au volant, est que les conducteurs seront sûrement contrôlés, et même condamnés, même en l’absence d’accident.
Depuis 1982 une coordination de l’action gouvernementale concernant les problèmes de drogues a été mise en place.
Depuis juin 1999, la loi prévoit que les enquêteurs (gendarmes, policiers... ) recherchent si le conducteur impliqué dans un accident mortel a fait usage de stupéfiants.
Il n’existe pas, contrairement à l’ alcool, de seuil légal à partir duquel la conduite est interdite. La conduite sous influence de stupéfiants, quel qu’en soit le taux, est au maximum punie de 2 ans d’emprisonnement et de 4500euro d’amende.

Le mélange alcool, tabac et drogues :
Même si les jeunes de 15/24ans sont devenus de grands consommateurs de tabac, ils sont aussi confrontés à l’alcool et aux drogues qui tiennent une place de plus en plus grande. En effet, un jeune sur 5 déclare avoir fumé du cannabis au moins 10 fois pendant l’année et près de 7 % des garçons de 19 ans disent avoir déjà essayé de l’ecstasy. En ce qui concerne l’alcool, un adolescent sur 3 de 15 à 19 ans dit avoir été ivre au cours de l’année. Enfin, à l’âge de 17 ans, près d’un adolescent sur 2 a expérimenté les trois produits : alcool, tabac et cannabis.
Une campagne de communication et de prévention à destination des jeunes a été réalisée en janvier/février 2002 par "Drogues Alcool Tabac info services". Celle-ci vise tout d’abord à alerter les jeunes de 15 à 25 ans sur les consommations "problématiques", et de les inciter à s’auto-évaluer pour prévenir les risques de l’usage des drogues, plus particulièrement en milieu festif. La campagne rappelle aux parents, aux éducateurs, aux aînés leur rôle et l’influence qu’ils peuvent exercer, pour alerter et ou pour réagir sur les risques d’un usage.
Cette campagne repose sur un dispositif ancré dans les habitudes des jeunes :
- La diffusion de quatre spots radio du 30 janvier au 24 février 2002 présentant chacun une situation vécue et réaliste qui témoigne d’une consommation problématique. Les radios sont sélectionnées pour toucher les jeunes de 15/25 ans : FUN radio, NRJ (+ DOM), Skyrock et les indépendants. Chaque spot est ponctué du message "Alcool, cannabis, tabac et autres drogues, pour savoir où vous en êtes et faire le point sur les risques liés à votre consommation, vous pouvez taper drogues-savoirplus.com ou appeler le 113, numéro de Drogues Alcool Tabac info services ".
- Une action renforcée de "Drogues Alcool Tabac Info Services" avec le renvoi sur le numéro d’appel anonyme et gratuit, le 113.
- Une opération couriel à destination de 100 000 jeunes de 18 à 25 ans pour les inciter à s’auto-évaluer et à se connecter au site drogues.savoirplus.com
- L’envoi d’un message SMS ( messages textes directement sur téléphones portables) à 20 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans
- La présence de bannières publicitaires pendant 4 semaines sur les sites des radios : Fun, NRJ, Skyrock, et également sur ceux de Voilà.fr, Yahoo !, Love@lycos, Caramail, i-France et Multimania
- Une série de 5 brochures de 8 pages sur l’alcool, le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy et le tabac, déjà éditée et diffusée auprès des publics jeunes pour leur offrir l’information et leur permettre l’auto-évaluation de leur consommation pour chacun de ces produits.

L’expansion des associations et des mesures prises

Les associations et le gouvernement :
En France, les associations pour lutter contre le nombre de morts ou de dépendants (à n’importe quelle drogue) ne cessent d’augmenter et montrent que la France est un pays qui réagit. Souvent les associations travaillent en collaboration avec le gouvernement qui agit lui aussi très efficacement.
Ainsi la "Prévention Routière" a mis en place le "conducteur désigné" en étant soutenue par le ministère de la santé, des transports, de l’intérieur et de l’équipement.
De plus de nombreuses associations agissent contre plusieurs domaines qui sont souvent associés entre eux. C’est le cas de "Tabac Drogues Alcool Info Services", "Soif de vivre", "Entreprise et Prévention"... "Soif de Vivre" prévient notamment des dangers de l’alcool et de la route alors que "Tabac drogues alcool Info Service" informe des risques liés à ces trois domaines, ils sont complémentaires. Le numéro gratuit et anonyme 113 de "Tabac drogues alcool Info Service" est un service public géré par l’Etat représenté par les ministères de l’Emploi et la Solidarité, du Budget,de l’Education Nationale, de la Famille, de l’Intérieur, de la Jeunesse, de la Justice, de la Santé et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie = MILDT. Ce service est conjointement géré par 5 associations : Association Nationale des Intervenants en toxicomanie, Association Nationale de Prévention de l’Alcoolisme, Fédération Nationale des écoles des parents et éducateurs, Union Nationale des Associations Familiales.
Des campagnes publicitaires sont le plus souvent affichées dans les rues, dans les établissements scolaires, dans les bars... Elles permettent de rappeler fréquemment aux jeunes les dangers qu’ils courent.
De nombreux spots radio ou des programmes télévisuels sont diffusés pendant les grandes heures d’écoutes sur les chaînes les plus regardées (TF1, M6...) et les radios les plus écoutées par les jeunes (NRJ, FUN radio, Skyrock...). Pour soutenir ces associations en pleine expansion, celle-ci utilisent les moyens modernes comme internet qui peut diffuser les informations plus rapidement, fournir des informations détaillées sur les risques au moyen des sites internet qui deviennent de plus en plus nombreux. Souvent les associations mettent en place un numéro de téléphone clair, simple et court, ouvert 24h/24h, pour permettre à des jeunes de poser des questions, parler, faire part de leurs problèmes et surtout elles mettent en place une confiance au moyen de l’anonymat.

Budget et campagnes en plein essor :
Le budget est très important dans la mise en place de nouveaux projets, de nouvelles campagnes d’action de prévention. De 1982, date de l’une des premières missions luttant contre les drogues, jusqu’à Juin 1986, il n’y avait pas de budget attribué. C’est à partir de Juillet 1986, que des fonds ont été débloqués pour une mission qui accentuait l’effet de lutte contre la drogue. Le crédit accordé était d’environ 38 112 254 euros (250 millions de francs) dont 12287 390 euros (80,6 millions de francs) qui n’ont pas été utilisés. Depuis 1987, les missions sont le plus souvent financées par l’État et les différents Ministères (Ministère de la Santé, de la Justice, des Affaires Sociales...) et les crédits accordés sont de plus en plus importants (en Juin 1999, 46 039 603 euros (302 millions de francs) pour le plan triennal de lutte contre la drogue et de prévention de dépendance 1999-2000-2001...
Le nombre de campagnes de prévention réalisées par de nombreuses associations et par le gouvernement est croissant car ces campagnes sont efficaces : d’après une étude de l’IFOP, les jeunes y seraient sensibles (c’est le cas pour le "conducteur désigné" !). Ces campagnes permettent d’informer les jeunes de 15 à 25 ans des risques ; elles permettent aussi de montrer la responsabilité des adultes face aux jeunes.

Conclusion :
De nos jours, les actions de prévention en France envers les jeunes de 15 à 25 ans, généralement réalisées par le gouvernement et des associations luttant contre l’Alcool, la Drogue, les Accidents de la route et le Tabac, révèlent des résultats satisfaisants. On a pu se rendre compte que le nombre croissant de ces campagnes et de leur budget sont en augmentation.
On distingue de nombreux supports très divers (affiches, spot radio, programmes télévisuels, dépliant, dispositifs de gendarmes...) qui permettent de mieux diffuser les messages émis par les associations ou le gouvernement. Ainsi espérons que le nombre de ces campagnes ne cessent d’augmenter au fils des années, pour apporter de meilleurs résultats et permettre de mieux faire comprendre l’importance du message transmis.

Voici nos contacts qui peuvent vous rendre service :
Les sites qui nous ont servi de source d’information sont aussi des contacts utiles pour demander de l’aide tout en gardant son anonymat :
- http://www.preventionroutiere.asso.fr (tél = 01 44 15 27 00, fax = 01 42 27 98 03, adresse : 6Av Hoche, 75008Paris)
- http://www.drogues.gouv.fr : on y trouve des informations précises sur tous les produits, validées par des experts et actualisées ; une revue de presse quotidienne ; un forum où dialoguer et toutes les adresses locales qui pourront vous accueillir, vous aider et vous documenter. Ce site appartient à l’association "drogues alcool tabac info service" qui répond aussi 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à l’appel téléphonique 113 anonyme et gratuit, même accessible depuis les départements d’Outre-Mer.
- Centre DIDRO : accueil, documentation en téléphonant au 01 45 42 75 00
- Fil Santé Jeunesse : écoute et information, tous les jours de 8h à minuit, appel anonyme et gratuit au 0 800 23 52 36
- SOS Drogues Police : écoute et information, tous les jours 24h sur 24, appel anonyme et gratuit au 0 800 14 21 52

Nous avons aussi été au centre de "Prévention Routière" à Versailles et l’infirmière du Lycée Mansart nous a donné des posters et dépliants d’information.


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Lycée Jules-Hardouin Mansart de Saint Cyr L’Ecole (académie de Versailles)
Directeur de publication : Christine Joureau