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Après le bac L

jeudi 11 octobre 2012 par Hélène MIUS

Que faire après un bac L ?

Opération sauvetage pour les littéraires, par Idir HOCINI
Avec 15% d’admis en moyenne aux épreuves du CAPES (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), tous les diplômés littéraires et de sciences humaines ne peuvent prétendre à une carrière dans l’enseignement.
Mais dans un souci de diversifier les profils de leurs collaborateurs, les sociétés françaises commencent à bousculer leurs habitudes de recrutement en lorgnant de plus en plus du coté des UFR de lettres et sciences humaines. Pour faciliter ce rapprochement entre la fac et l’entreprise, le Conservatoire national des arts et métiers, en partenariat avec Science po, a mis au point le dispositif ELSA (Etudiants de Lettres et de Sciences humaines en Alternance). L’origine du projet part d’un constat simple : 13% des titulaires d’un master de recherche sont toujours au chômage trois ans après la fin de leurs études en lettres ou en sciences humaines.
Pour Bernard Deforge, agrégé de lettres classiques, les problèmes d’insertion professionnelle des littéraires, viennent d’une incompréhension totale entre deux univers différents : "Le poids culturel des usages français a creusé progressivement un abîme entre le monde universitaire et l’entreprise. Il faut que les entreprises se disent enfin qu’il y a un potentiel formidable à développer chez les jeunes littéraires et diplômés de sciences humaines. Recrutés directement après un master, dans l’une des facultés partenaires (La Sorbonne, Paris 7 Denis Diderot, Marne la Vallée, et Cergy Pontoise), les étudiants commencent une formation de trois mois avant d’être embauchés : "Ils sont parfaitement employables avec leurs formations d’origine plus une formation spécifique d’inititiation au monde de l’économie. ".

L’éventail des débouchés dépendra des options choisies au lycée (langues vivantes, langues anciennes, arts).
-  L’université : Les trois-quarts des bacheliers littéraires s’y dirigent pour des études de lettres et sciences humaines. Un peu moins de 20% font des études de droit.
Entrer à l’université signifie qu’il vous faut envisager des études longues, au minimum bac+3 pour acquérir une licence de lettre, de droit, ou pourquoi pas d’arts, droit ou économie.
- Licence de Lettres mention Lettres Classiques (français, latin, grec) conduisant aux métiers de l’enseignement et de documentaliste) ; Lettres Modernes (littérature et linguistique, latin et langue vivante obligatoires) conduisant à l’enseignement ;- Langues, Littératures et Civilisations Etrangères (LLCE) conduisant à l’enseignement ; Langues Etrangères Appliquées (LEA) vous forme au monde des affaires ou à la traduction ; Langues et Cultures Régionales ;- Sciences du langage (étude linguistique appofondie : sémantique, sémiotique, phonologie, syntaxe) conduisant à des débouchés peu nombreux dans la recherche (logiciel d’apprentissage), communication (publicité), documentation, traduction, orthophonie. Si vous souhaitez maîtriser deux langues étrangères, dirigez-vous vers la mention LEA. Si votre objectif est de devenir prof de langues, mieux vaut choisir la mention LLCE, qui vous donnera une approche beaucoup plus littéraire des langues.
- Licence de Sciences Humaines et Sociales, mention philosophie (morale, métaphysique, politique), Sociologie (analyse des faits sociaux par la statistique), Psychologie (attention à la génétique et à la statistique), Histoire (chronologie, économie, social, politique), Histoire des arts et archéologie, Médiation culturelle et communication.

- Les classes préparatoires aux Grandes Ecoles littéraires, Commerce, IEP, Chartes (archives), Saint Cyr (armée), Peu de bacheliers L empruntent cette voie, du fait de la sévère sélection des concours d’entrée. Mais sachez que 2 années de classes préparatoires littéraires peuvent vous permettre d’acquérir une solide formation et une rigueur dans le travail qui vous servira des années durant.

- Les formations courtes BTS, DUT :
Peu de bacheliers littéraires envisagent de poursuivre leurs études supérieures dans les cycles courts. Pourtant, il existe toute une palette de formations qui peuvent intéresser les littéraires.
Le secteur de la communication est un vivier de métiers très stimulants : publicité, édition, documentation, traduction, relations publiques. BTS communication , DUT Information Communication, préparant aux métiers du livre ou aux métiers de l’audiovisuel et de la communication .
Le commerce, le tourisme sont également des domaines qui peuvent être intéressants pour les bacheliers L : BTS Assistant de manager, Assistant de gestion PME et PMI, Commerce international, Tourisme

Si vous avez suivi l’option mathématiques en terminale, le BTS comptabilité et gestion des organisations ou informatique de gestion est fait pour vous.

- Les écoles spécialisées :
Le social, le paramédical sont des secteurs économiques en expansion mais ces écoles recrutent par concours. Les métiers y sont multiples et les débouchés prometteurs. Educateurs, assistantes sociales, infirmier(e)s sont des professionnels actuellement recherchés . Il existe de nombreuses formations, très spécifiques, il est difficile de passer de l’une à l’autre tant elles sont spécialisées. Pour les littéraires, un complément de connaissances dans les matières comme les sciences naturelles ou encore la physique est nécessaire. Attention les inscriptions pour les concours d’entrée dans ces écoles ont lieu très tôt (en janvier).
Le commerce et la vente sont également des secteurs économiques qui créent encore des emplois. Des écoles de commerce post-bac existent. Certaines se sont spécialisées dans le commerce international (vous pourrez faire valoir vos connaissances en langues étrangères), d’autres offrent une formation plus généraliste. Ces écoles proposent des cycles de formation en deux, trois ou quatre ans.


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Lycée Jules-Hardouin Mansart de Saint Cyr L’Ecole (académie de Versailles)
Directeur de publication : Christine Joureau