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Biochimie de la perception visuelle

mardi 21 juin 2011 par Joëlle Mirabaud

Thème 1 : Représentation visuelle

Chapitre 2 : Biochimie de la perception visuelle

I : Perception visuelle
A : Rôle des aires visuelles
p68 : Rappel : les réseaux de neurones permettent aux organes de communiquer très rapidement.
p70, 71 : L’imagerie fonctionnelle du cerveau permet d’identifier et d’observer des aires spécialisées dans la reconnaissance des couleurs, ou des formes, ou du mouvement.
Les messages nerveux sensitifs optiques gagnent les cortex visuels primaires dans le lobe occipital. Chaque côté reçoit des sensations venant des 2 yeux.
Puis ces messages nerveux gagnent les aires visuelles voisines qui traitent de façon spécifique des aspects différents du message visuel : reconnaissance des formes (V3), des couleurs (V4), du mouvement et de la profondeur (V5). Cette division du travail est caractéristique du fonctionnement cérébral.
On appelle perception visuelle les processus qui conduisent les êtres vivants dotés d’un cerveau à se construire une représentation mentale de leur monde intérieur et du monde qui les entoure.

B : Rôle de la plasticité cérébrale
p72, 73 : D’autres aires corticales participent à l’élaboration de la perception visuelle : le cortex temporal permet la reconnaissance des objets, le cortex pariétal localise les objets dans l’espace ce qui permet leur préhension. La reconnaissance d’un mot écrit nécessite une collaboration entre aires visuelles, mémoire et des structures liées au langage.
Le résultat de la perception est propre à chacun. Elle dépend de l’état de santé, du niveau d’attention, de l’état émotionnel et du vécu. Les éléments stockés en mémoire vont influencer l’interprétation que l’on se fait du monde et vont compléter la perception par des images et des souvenirs. De plus, des facteurs extérieurs (drogue, médicament...) agissent sur la perception.
Cette perception dépend de la plasticité cérébrale qui se réalise en mettant en communication des neurones différents et en réaffectant des aires cérébrales peu ou pas utilisées. Par exemple, la zone de l’aire visuelle traite les informations tactiles ou auditives chez l’aveugle, un enfant qui louche et ne se sert que d’un seul œil devient aveugle pour cet œil car son aire corticale visuelle est entièrement connectée à l’œil fonctionnel. Les premiers mois de vie sont une période critique où l’absence de stimulation entraîne une incapacité définitive (expérience).
Cette plasticité permet l’adaptation à la croissance de l’enfant, aux nouvelles conditions de vie, aux apprentissages. Comme la plasticité diminue avec l’âge, ces capacités d’adaptation diminuent aussi.

II : Perturbations biochimiques de la perception
A : Messages chimiques entre 2 neurones
Rappel : le messages nerveux, de nature électrique, est codé en fréquence de potentiels d’action.
p74, 75 : Le message nerveux est transmis d’un neurone à l’autre par des synapses ou points de communication entre les neurones. Les synapses sont présentes entre les photorécepteurs et les neurones bipolaires, entre les neurones bipolaires et les neurones ganglionnaires, entre les neurones ganglionnaires et les neurones du cerveau.
Le message nerveux pré-synaptique est traduit en message chimique. Le nombre de de neurotransmetteurs est proportionnel à l’intensité du message. Les molécules de neurotransmetteurs se fixent sur des récepteurs de la membrane post-synaptique, ce qui déclenche un flux d’ions donnant naissance au nouveau potentiel d’action.
En résumé, la perception repose sur la transmission de messages nerveux parcourant les membranes des neurones, transmission qui nécessite des molécules pour franchir chaque synapse : les neurotransmetteurs.

B : Action de substances hallucinogènes et troubles du comportement
p76, 77 : La perception visuelle dépend de l’état de santé, du niveau d’attention, de l’état émotionnel et du vécu. De plus, des facteurs extérieurs (drogue, médicament...) agissent sur la perception en perturbant le fonctionnement des synapses.
Leur action est due à la similitude de leur structure moléculaire avec celle de certains neurotransmetteurs du cerveau auxquels elles se substituent.
Leur consommation entraîne des troubles du fonctionnement général de l’organisme, une forte accoutumance ainsi que des flash-back imprévisibles.

QCM sur ce chapitre "Biochimie de la perception visuelle"

Une seule bonne réponse par question. (6 points)
1. La perception visuelle est :
-a. un train de messages nerveux moteurs parcourant les voies visuelles,
-b. un train de messages nerveux sensitifs stimulant l’aire visuelle V1,
-c. une coopération entre toutes les aires cérébrales,
-d. la construction d’une représentation mentale du monde.

2. La perception visuelle dépend :
-a. de l’état de santé, du niveau d’attention, de l’état émotionnel et du vécu,
-b. du niveau d’attention, de l’état émotionnel et du vécu,
-c. de l’état de santé et de l’état émotionnel,
-d. du niveau d’attention et du vécu.

3. La plasticité cérébrale :
-a. n’est pas nécessaire aux apprentissages,
-b. reste aussi active tout au long de la vie,
-c. réaffecte des aires cérébrales peu ou pas utilisées,
-d. met en communication des neurones d’une même aire.

4. Les molécules chimiques, drogues ou médicaments, :
-a. agissent dans les neurones,
-b. agissent dans les synapses et modifient le message,
-c. se fixent sur d’autres molécules complémentaires de forme pour stimuler la cellule post-synaptique,
-d. se lient à d’autres molécules complémentaires de forme pour inhiber la cellule post-synaptique.

5. La mise en mémoire :
-a. est l’activation d’une aire cérébrale précise,
-b. est une création de nouveaux circuits neuroniques par la formation de nouvelles synapses,
-c. est une création de nouveaux circuits neuroniques par la formation de nouveaux neurones,
-d. n’est pas génée par l’alcool.

6. La consommation de cannabis :
-a. n’agit pas au niveau des synapses,
-b. n’entraine pas d’accoutumance,
-c. affecte la perception visuelle donc la compréhention et la mémorisation,
-d. n’a pas d’effet sur la santé.

Corrigé :

1.d. ; 2.a. ; 3.c. ; 4.b. ; 5.b. ; 6.c


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Directeur de publication : Christine Joureau