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Vers une agriculture durable au niveau de la planète

mardi 21 juin 2011 par Joëlle Mirabaud

Première L et ES thème : Nourrir l’humanité

Chapitre 3 : Vers une agriculture durable au niveau de la planète

Une population de neuf milliards d’humains est prévue au XXIème siècle. Nourrir la population mondiale est un défi majeur qui ne peut être relevé sans intégrer des considérations géopolitiques, socio-économiques et environnementales.

I : Pratiques alimentaires collectives et perspectives globales
A : L’agrosystème est un écosystème modifié
p90, 91 : Dans un écosystème naturel, les végétaux chlorophylliens produisent par photosynthèse leur matière organique (créé par un être vivant) à partir de matière minérale (roche, liquide, gaz, non vivant). Ces producteurs primaires sont le point de départ des chaînes alimentaires. Ces plantes sont mangées par les animaux nommés consommateurs primaires (mais aussi producteurs secondaires ou phytophages) eux mêmes mangés par les prédateurs (consommateurs secondaires mais aussi producteurs tertiaires ou zoophages).
On peut mesurer la biomasse d’un écosystème en matière fraîche ou, après déshydratation de la matière organique récoltée, en matière sèche. La circulation de matière et d’énergie dans les chaînes alimentaires montre que la production de la matière animale (production secondaire) nécessite une production végétale quantitativement importante d’où la forme de pyramide pour illustrer les rapports de biomasse entre chaque niveau trophique. Cet écosystème est équilibré puisque chaque niveau est en interaction avec les autres niveaux.
L’agriculture repose sur la création et la gestion d’agrosystèmes dans le but de fournir de plus en plus de produits (dont les aliments) nécessaires à l’humanité. Dans un écosystème artificiel ou agrosystème, la pyramide des biomasses est limitée aux producteurs primaires et aux secondaires. Cet agrosystème est en déséquilibre puisque 95% de sa matière organique est exportée au cours de la récolte.

B : Pratiques alimentaires et développement durable
p92, 93 : A chaque maillon de la chaine alimentaire, une grande quantité de matière disparait, transformée en énergie nécessaire à la vie. Produire des végétaux est donc beaucoup plus rentable que de produire des herbivores. La productivité secondaire a un faible rendement puisqu’il y a beaucoup de végétaux consommés pour produire peu d’herbivores : par exemple, un kilo de vache se crée à partir de 10kg d’herbe. Cependant, le choix de produire des plantes ou des animaux dépend aussi des habitudes alimentaires de chacun. Dans le cadre d’un développement durable, il serait souhaitable de consommer plus de végétaux et moins de viande.
Le rendement est le rapport entre ce qui est produit et ce qui est apporté. Le calcul du rendement global doit aussi tenir compte des investissements en machine agricole donc en essence, en engrais, en arrosage et même en transport de récolte.

II : Une agriculture pour nourrir les Hommes
_ A : L’impact de certaines pratiques agricoles
p94, 95 : Il faut trouver des éléments de réponses, scientifiquement étayées, à certaines de ces interrogations concernant l’accroissement de la production agricole.
L’exportation de biomasse due à la récolte doit être compensée par des engrais (nitrates, phosphates, sels d’ammonium ou de potassium, KNOP) pour que les sols restent fertiles. La difficultée est d’apporter juste ce qu’il faut, quand il faut, pour que les plantes consomment l’apport. L’excès d’engrais crée un gaspillage qui diminue le rendement et est emporté par lessivage ou ruissellement, ce qui pollue la nappe phréatique (eau du sous-sol consommée par l’homme) et eutrophise les rivières et les étangs.
La lutte par différents moyens contre les parasites (champignons microscopiques, bactéries, virus), les ravageurs (chenilles, larves, rongeurs) et les plantes adventices (mauvaises herbes à croissance rapide) permet une productivité végétale importante. Mais ces différents moyens se réduisent généralement à recouvrir les cultures de pesticides. Ces produits phytosanitaires posent le même problème que les engrais, sauf s’ils sont biogégradables. L’accumulation des pesticides le long des chaînes alimentaires détruit un grand nombre d’êtres vivants utiles à l’homme puisque consommant des pesticides. De plus leur utilisation excessive favorise l’apparition d’individus résistant à ces pesticides.
L’eau douce utilisée est puisée dans les lacs, les cours d’eau et les réservoirs souterrains. Elle peut être stockée temporairement dans des réservoirs superficiels. Les réservoirs souterrains et superficiels sont sensibles aux pollutions biologiques ou chimiques (nitrates, pesticides, radionucléides...). La protection des réservoirs et un traitement des eaux usées sont indispensables. Les matières organiques polluantes peuvent être dégradées sous l’action de micro-organismes que ’homme utilise dans le traitement des eaux usées.

B : Agriculture, gestion durable du sol et de l’eau, impact sur la santé
p96, 97 : Le choix des techniques culturales doit concilier la production, la gestion durable de l’environnement et la santé.
Les concentrations en nitrates ou en pesticide dans les eaux peuvent nuire à la santé. L’homme sera d’autant plus intoxiqué s’il mange de la viande, chaque niveau de la pyramide multipliant par dix la concentration. Les pesticides concentrés sont toxiques pour tous, sans parler des allergiques qui sont de plus en plus nombreux et souffrent déjà en présence de doses faibles. La lutte intégrée et l’agriculture raisonnée sont plus écologiques : élever les prédateurs des ravageurs (coccinelle / puceron), piéger les reproducteurs (pièges à phéromones, lâché de mâles stériles...) ou cultiver des OGM qui ont leur défense intégrée, limite l’emploi de pesticides.
Les compléments nutritionnels utilisés dans les élevages intensifs posent problème : les antibiotiques créent des microbes résistants, les hormones anabolisantes seraient cancérigènes...
L’uniformisation génétique des espèces élevées crée des sensibilités aux épidémies qui peuvent toucher l’homme (grippe aviaire, fièvre aphteuse, vache folle par alimentalion en farines animales insuffisamment chauffées transmettant l’ESB ou Encéphalopathie Spongiforme Bovine...)
La productivitépeut être accrue tout en diminuant les apports par :
- l ’amélioration des races animales et des variétés végétales par la sélection génétique qui crée la vigueur hybride, avec réunion des caractères favorables d’une espèce chez un seul individu,
- les manipulations génétiques qui créent des OGM par transgenèse,
- le bouturage ou le clonage qui multiplient à l’identique l’individu performant.

QCM sur ce chapitre "Vers une agriculture durable au niveau de la planète"

Une seule bonne réponse par question. (6 points)
1. Dans un écosystème, :
-a. l’énergie solaire est l’unique source d’énergie,
-b. seuls les producteurs primaires produisent de la biomasse,
-c. seuls les producteurs secondaires produisent de la biomasse,
-d. l’exportation de biomasse est importante.

2. Un agrosystème se caractérise par :
-a. une forte biodiversité,
-b. des apports de matière favorisant la production végétale,
-c. des prélèvements faibles de biomasse,
-d. un rendement inférieur à celui d’un écosystème.

3. L’emploi d’intrants en agriculture :
-a. n’a pas besoin être adapté au sol,
-b. n’a pas besoin d’ être adapté à l’espèce cultivée,
-c. permet de limiter la production,
-d. a des conséquences parfois néfastes sur les écosystèmes naturels.

4. Un agrosystème de type élevage :
-a. implique des flux de matière et d’énergie plus importants qu’un agrosystème de type culture ,
-b. est à privilégier par rapport à un agrosystème de type culture dans le cadre d’un développement durable,
-c. a un rendement inférieur à celui d’un agrosystème de type culture,
-d. demande un investissement de plus courte durée par rapport à celui d’un agrosystème de type culture.

5. La sélection génétique et les OGM ont pour concéquence :
-a. d’uniformiser les espèces cultivées ce qui les protège des épidémies,
-b. de créer des variétés bénéficiant de la vigueur hybride,
-c. une amélioration quantitative mais pas qualitative des productions animales et végétales,
-d. d’augmenter l’utilisation des pesticides.

6. Dans le but d’un développement durable, les techniques culturales doivent concilier :
-a. production et santé,
-b. gestion de l’environnement et santé,
-c. production et gestion de l’environnement,
-d. production, gestion de l’environnement et santé.

Corrigé :

1.a. ; 2.b. ; 3.d. ; 4.c. ; 5.b. ; 6.d


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Directeur de publication : Christine Joureau