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Du sexe biologique au comportement sexuel

mardi 21 juin 2011 par Joëlle Mirabaud

Thème 2 : Féminin / masculin

Chapitre 5 : Du sexe biologique au comportement sexuel

I : Devenir homme ou femme
A : Caractéristiques des hommes et des femmes
p164, 165 : Les organes uro-génitaux et les caryotypes présentent de nombreuses ressemblances. La partie urinaire commune comprend les 2 reins extraient les toxines du sang et concentrent l’urée. Il faut boire suffisamment pour que les cellules rénales ne soient pas brûlées. L’urine est stockée dans la vessie puis éjectée par l’urètre.

Différences Femme Homme
Gonades Dans l’abdomen, les ovaires créent les ovules Dans le scrotum, les testicules créent les spermatozoïdes
Voies génitales Le gamète mensuel descend dans une des 2 trompes où il peut être fécondé, puis dans l’utérus. Des millions de gamètes parcourent le canal déférent et, additionné des sécrétions nutritives des vésicules séminales et de la prostate, ils forment le sperme.
Partie érectile Clitoris : sa stimulation permet la lubrification du vagin qui facilite la pénétration et la montée des spermatozoïdes. Pénis : sa stimulation permet la lubrification de l’urètre et l’éjection du sperme
Caryotype 22 paires homologues + XX 22 paires homologues + XY.

B : Du sexe génétique au sexe phénotypique
p166, 167 : Une trisomie ou monosomie des chromosomes sexuels entraîne une formation partielle des caractères sexuels I° et II° donc une stérilité.
1) stade indifférencié, bien que génétiquement déterminé) jusqu’à la sixième semaine : mise en place identique pour les 2 sexes de cordons contenant les cellules germinales, bordée par les canaux de Müller et de Wolff , canaux se raccordant la cinquième semaine au sinus uro-génital. Ce sinus est muni d’une protubérance : le tubercule génital.
2) acquisition du sexe gonadique, septième semaine de l’embryon :
- chez le mâle, le gène SRY porté par la partie propre au chromosomeY, est activé et les gonades se développent en testicules.
- chez la femelle : en absence du gène SRY, les gonades deviennent des ovaires.
3) acquisition du sexe phénotypique : semaine 8 à 32, l’embryon se transforme en fœtus :
- L’appareil génital mâle se différencie sous contrôle hormonal. L’hormone testostérone, sécrétée par les testicules, stimule la différenciation des canaux de Wolff en spermiducte (épididymes + canaux déférents + vésicules séminales), du sinus urogénital en prostate et scrotum, du tubercule en pénis. L’hormone antimullérienne (=AMH), aussi sécrétée par les testicules, agit surtout la huitième semaine, elle provoque la régression des canaux de Müller.
- L’appareil génital femelle se différencie en absence de SRY. Les canaux de Wolff régressent ; ceux de Müller persistent, futurs oviductes et utérus. Le sinus donnera le vagin et le tubercule forme le clitoris.
4) la puberté : la maturation des organes sexuels et des caractères sexuels II° est sous contrôle des hormones sexuelles dont la concentration très faible chez l’enfant augmente considérablement (testostérone chez le mâle, œstrogènes chez la femelle).

II : Comportement sexuel
A : Sous contrôle hormonal et environnemental
p168, 169 : La plupart des mammifères ont une ovulation saisonnière (au printemps, à l’automne). L’acceptation du mâle par la femelle est déterminée par le pic de sécrétion d’œstrogène précédant l’ovulation, lié à une sécrétion externe de phéromones. Chez le mâle, le comportement de rut est dépendant de la sécrétion de testostérone et des stimuli émis par la femelle. La parade nuptiale dépend des saisons et se fait entre individus de même espèce qui se sont reconnus en fonction de critères morphologiques et comportementaux, ce qui contribue au succès reproductif de l’espèce. Les chattes, lapines, visons ont en permanence des follicules matures en attente, l’ovulation est déclenchée par le rapport sexuel d’où l’avantage sélectif de fertilité. Les rapports de couple sont divers : monogame (renard), harem (lion), éphémère… Ces comportements disparaissent avec la castration.
L’hypothalamus possède des récepteurs spécifiques de ces hormones, il gère parades et accouplements.

B : Sous influence cérébrale
p170, 171 : Chez les primates, l’ovulation est spontanée, leurs cycles s’enchaînent (et chez quelques ruminants, rongeurs). Un environnement stable perd de son influence puisque le petit peut survivre qu’elque soit le moment de l’année. De plus, au cours de l’évolutions, le volume cérébral augmente. Corrélativement le circuit de récompense devient prépondérant dans la sexualité des primates hominoïdes (dont l’homme). Les facteurs affectifs et cognitifs, et surtout le contexte culturel, ont une influence majeure sur le comportement sexuel humain, avec une dissociation entre sexualité et reproduction.
L’activité sexuelle chez l’Homme repose en partie sur des phénomènes biologiques et en particulier l’activation du circuit de récompense. L’orientation sexuelle peut alors être différente de l’identité sexuelle, elle fait partie de la sphère privée.

QCM sur ce chapitre "Du sexe biologique au comportement sexuel"

Une seule bonne réponse par question. (6 points)
1. Les gonades :
-a. servent uniquement à faire des gamètes,
-b. sécrètent en permanence les hormones oestrogènes, progestérone et testoctérone,
-c. fonctionnent sous le contrôle du complexe hypothalamo-hypophysaire,
-d. rétrocontrôlent positivement le complexe hypothalamo-hypophysaire.

2. Le caryotype est :
-a. l’ensemble des caractères exprimés, codés génétiquement,
-b. l’ensemble des chromosomes d’une cellule, rangés par taille décroissante,
-c. différent pour chaque personne,
-d. utilisé pour rechercher les maladies génétiques.

3. Le phénotype est :
-a. l’ensemble des caractères exprimés, codés génétiquement,
-b. l’ensemble des chromosomes d’une cellule, rangés par taille décroissante,
-c. le même pour tous les humains,
-d. utilisé pour rechercher les maladies génétiques.

4. Le phénotype sexuel mâle :
-a. se différencie sous contrôle nerveux,
-b. apparait par absence d’œstrogène,
-c. apparait par présence de testostérone,
-d. est la transformation des canaux de Muller en spermiducte (épididymes + canaux déférents + vésicules séminales).

5. Le comportement sexuel humain est :
-a. uniquement sous contrôle hormonal,
-b. entièrement déterminé génétiquement,
-c. déclenché seulement par des stimuli extérieurs (longueur des jours, présence du partenaire...),
-d. sous contrôle hormonal, cérébral et environnemental.

6. Le circuit de la récompense :
-a. est un circuit neuronal inactivé par le plaisir affectif, la motivation et la réussite,
-b. comprend l’aire tegmentaire ventrale et le noyau accumbens travaillant isolement,
-c. est un ensemble de neurones communiquant par un messager chimique, la dopamine qui inhibe ces neurones,
-d. est un ensemble de neurones communiquant par des synapses où la plupart des drogues agissent et produisent une dépendance.

Corrigé :

1.c. ; 2.b. ; 3.a. ; 4.c. ; 5.d. ; 6.d


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Directeur de publication : Christine Joureau