Accueil > SCIENCES (SVT, SPC, Si, Mathématiques) > SVT = Sciences de la vie et de la Terre > En 1°S > Féminin, masculin

Féminin, masculin

jeudi 25 août 2016 par Joëlle Mirabaud

Chapitre 9 de 1°S

I : Devenir homme ou femme
A : Caractéristiques des organes sexuels
p202, 203 : Les organes uro-génitaux et les caryotypes présentent de nombreuses ressemblances :
- Partie urinaire identique : les 2 reins extraient les toxines du sang et concentrent l’urée. Il faut boire suffisamment pour que leurs cellules ne soient pas brûlées. L’urine est stockée dans la vessie puis éjectée par l’urètre.
- Partie génitale :

Organefémininmasculin
Gonades Dans l’abdomen, les ovaires créent les ovules Dans le scrotum, les testicules créent les spermatozoïdes
Voies génitales Le gamète mensuel descend dans une des 2 trompes où il peut être fécondé, puis dans l’utérus. Des millions de gamètes parcourent le canal déférent et, additionné des sécrétions nutritives des vésicules séminales et de la prostate, ils forment le sperme.
Partie érectile Clitoris : sa stimulation permet la lubrification du vagin qui facilite la pénétration et agit sur les spermatozoïdes. Pénis : sa stimulation permet la lubrification de l’urètre et l’éjection du sperme
Caryotype 22 paires homologues + XX 22 paires homologues + XY.

B : Du sexe génétique au sexe phénotypique
p204 à 209 : Le sexe d’une personne est génétiquement déterminé dés la fécondation, par le chromosome X ou Y apporté par le spermatozoïde à l’ovule. Une trisomie ou une monosomie des chromosomes sexuels entraine une formation partielle des caractères sexuels primaires et secondaires ayant pour conséquence principale une stérilité.
1) acquisition du sexe phénotypique jusqu’à la sixième semaine : mise en place du stade indifférencié, identique pour les 2 sexes : cordons contenant les cellules germinales, bordée par les canaux de Müller et de Wolff , canaux se raccordant la cinquième semaine au sinus uro-génital. Ce sinus est muni d’une protubérance : le tubercule génital.
2) acquisition du sexe gonadique à la septième semaine de l’embryon :
- chez le mâle, le gène SRY porté par la partie propre au chromosomeY, est activé et les gonades se développent en testicules.
- chez la femelle : en absence du gène SRY, les gonades deviennent des ovaires.
3) acquisition du sexe phénotypique de la semaine 8 à la semaine 32, l’embryon se transforme en fœtus :
- L’appareil génital mâle se différencie sous contrôle hormonal. L’hormone testostérone, sécrétée par les testicules, stimule la différenciation des canaux de Wolff en spermiducte (épididymes + canaux déférents + vésicules séminales), du sinus urogénital en prostate et scrotum, du tubercule en pénis. L’hormone antimullérienne (=AMH), aussi sécrétée par les testicules, agit surtout la huitième semaine, elle provoque la régression des canaux de Müller.
- L’appareil génital femelle se différencie en absence de SRY. Les canaux de Wolff régressent ; ceux de Müller persistent, futurs oviductes et utérus. Le sinus donnera le vagin et le tubercule forme le clitoris.
4) La puberté : la maturation des organes sexuels et des caractères sexuels II° est sous contrôle des hormones sexuelles dont la concentration très faible chez l’enfant augmente considérablement (testostérone chez le garçon, œstrogènes chez la fille).

C : Sexualité et bases biologiques du plaisir
p210, 211 : L’activité sexuelle est associée au plaisir. Un comportement répété assurant du plaisir renforce ce comportement. Le plaisir repose notamment sur des phénomènes biologiques, en particulier l’activation dans le cerveau du "systèmes de récompense" avec sécrétion de dopamine, qui interfère avec les circuits mémoire, langage, immagination...

II : Sexualité et procréation
A : Fonctionnement de l’appareil sexuel et son contrôle hormonal
p220 à 221 + 226 : Les testicules produisent des spermatozoïdes dans les tubes séminifères (glandes exocrines de 40cm/300mm) et de la testostérone dans les îlots interstitiels (glandes endocrines = cellules de Leydig) de manière continue de la puberté jusqu’à la fin de la vie. La testostérone est dérivée du cholestérol, molécule stéroïde, elle est soluble dans les lipides et traverse sans problème les membranes plasmiques pour se fixer sur un récepteur intranucléaire spécifique (créés par les cellules-cibles sous la stimulation de FSH).
L’hypophyse, organe neuroglandulaire (de 1gr chez nous) produit en permanence 2 gonadostimulines : FSH (hormone folliculo stimulante) qui stimule les cellules de Sertoli donc indirectement la spermatogenèse, et LH (homone lutéinisante) qui stimule les cellules de Leydig. L’hypothalamus contient plusieurs groupes de neurones. Influencé par des stimuli d’origine interne ou externe, ’hypothalamus sécrète de façon pulsatile (1pic/90min) du GnRH, protéine de 10aa, neuro-hormone hypothalamique stimulant l’hypophyse.

p222à 227 : L’ovaire est aussi exocrine (ovule) et endocrine (hormones). Il est sous le contrôle cyclique de LH, FSH et GnRH, de la puberté (13ans) à la ménopause (50ans). La coordination entre les cycles des organes cibles de l’œstrogène réunit les conditions optimales d’une fécondation et d’une nidation.
- Cycle utérin : L’utérus montre une phase de croissance de la muqueuse (5à14j), puis une phase de sécrétion par les glandes utérines préparant l’implantation d’un éventuel embryon (14à21j). De plus, le col de l’utérus est fermé 27jours sur 28 par du mucus cervical collant, mais le jour de l’ovulation, ce mucus se fluidifie, ce qui permet le passage des spermatozoïdes. S’il n’y a pas gestation, les menstruations éliminent la muqueuse utérine.
- Cycle ovarien : l’évolution cyclique des follicules ovariens entraîne la sécrétion des œstrogènes par la granulosa et la thèque (en phase folliculaire) puis d’œstrogène et progestérone par le corps jaune (en phase progestative = lutéale), dont les cellules lutéales dérivent de la granulosa et thèque interne. Le cycle existe grâce à l’alternance de rétrocontrôle négatif à faible concentration en début de cycle puis brièvement positif à forte concentration en fin de phase folliculaire. Ce pic d’oestrogène déclenche le pic de LH qui provoque l’ovulation. Puis la diminution d’hormones ovariennes en fin de phase lutéale entraîne l’activation du complexe hypothalamo-hypophysaire et la reprise du cycle.(Schéma de la régulation).

B : Maitrise hormonale de la procréation
p228, 229 : En cas de contraception d’urgence, la pilule du lendemain bloque l’ovulation. Si l’ovulation a déjà eu lieu, cette pilule peut bloquer la nidition (contragestion). Plus tard, jusqu’à 3 mois, le RU486 peut créer un avortement en empéchant l’action de la progestérone (IVG médicamenteuse). Des méthodes de contraception masculine hormonale se développent.
p230, 231 : Les molécules de synthèse sont également utilisées dans les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) qui permettent ou facilitent la fécondation et/ou la gestation dans les cas de stérilité ou d’infertilité (injection d’oestrogène, progestérone LH, FSH, selon les cas). L’implantation d’embryon créé in vitro peut aussi se faire si l’utérus a été stimulé hormonalement (Fivete, ICSI).
L’aide à la procréation est soumise à des limites légales strictes permétant de respecter le corps humain. L’infertilité des couples peut avoir des causes variées.


| Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page | SPIP | ScolaSPIP
Lycée Jules-Hardouin Mansart de Saint Cyr L’Ecole (académie de Versailles)
Directeur de publication : Christine Joureau