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Thème "Sciences et prévention des risques d’origine humaine" »

dimanche 22 janvier 2012 par Joëlle Mirabaud

Qualité de l’air, dépollution par les plantes

La bioépuration est un terme générique qui signifie "purification par le vivant". Ici, ce sont les plantes qui purifient l’air en stockant dans leurs cellules ou en transformant les produits chimiques toxiques.
Extrait de l’article de D. CUNY, M-A. RZEPKA et G. BULTEAU, Quels rôles les plantes peuvent elles jouer vis à vis de la pollution à l’intérieur des locaux ?, Air Pur n°69 : « Un polluant atmosphérique peut pénétrer dans la plante par deux voies, la première est la voie racinaire, après la mise en solution du composé dans l’eau du sol. Cette voie implique avant l’entrée du polluant dans la plante tout un ensemble de réactions physico-chimiques et biologiques dans le sol (avec la participation des microorganismes) ; la deuxième voie concerne l’entrée des polluants par les feuilles, les stomates ou suite à un dépôt de surface.
Les stomates sont des orifices de l’épiderme foliaire, nécessaires pour la respiration, la photosynthèse et la régulation hydrique. C’est donc grâce à ces stomates que les échanges de gaz entre la plante et l’atmosphère ont lieu (photo 1). Tous les polluants ne pourront entrer par cette voie. Seuls l’emprunteront, les composés très volatiles de faible poids moléculaire et souvent, solubles dans l’eau (SO2, NOx, O3, CO, formaldéhyde, benzène, toluène…). Une fois dans la cavité sous-stomatique, les polluants entrent en contact avec l’eau qui tapisse les parois. En phase liquide, ils pourront entrer dans les cellules pour y être métabolisés (au sens large du terme, y compris y exercer des effets délétères) ou éventuellement y être stockés.
La cuticule, couche lipidique continue (sauf au niveau des stomates) constituant une barrière de protection à prolongements vers l’intérieur de l’épiderme. Les polluants migrent au sein de cette cuticule sous l’influence de nombreux paramètres : température, nature du polluant… Ce sont les composés de volatilité intermédiaire (par rapport à ceux qui entrent par les stomates), les composés de haut poids moléculaire et ceux sous forme de poussière et d’aérosol qui se déposeront préférentiellement sur la cuticule. »

Exemple de progression :


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